Exposition

SAUVAGES, les grands artistes animaliers contemporains

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Date / Heure
Date(s) - 28/09/2018 - 09/12/2018
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Atelier Grognard

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L’Atelier Grognard expose du 28 septembre au 9 décembre 2018 les oeuvres des grands ar- tistes animaliers contemporains. Héritiers des artistes des XVIIè et XVIIIè siècle, ils allient pa- tience, sens de l’observation et sensibilité pour capturer la puissance des animaux sauvages.

Oeuvres de Michel Bassompierre, Danielle Beck, François Blin, Franz Bodo, Rémi Bourquin, Michel d’Oultremont, Patrick François, Bernard Frigière, Hélène Legrand, Philippe Tallis, Pierre Yermia.

C’est dans une tradition séculaire que s’inscrit l’exposition SAUVAGES, les grands artistes animaliers contemporains, présentée à l’Atelier Grognard

Le défi est de taille : exposer les plus grands artistes animaliers du mo-ment, héritiers des maîtres qui ont forgé les caractéristiques de l’art animalier. Tous comptabilisent des centaines d’heures d’observation à leur actif. De leur étude at- tentive, de leur intimité avec leurs sujets, de la sacralisation des animaux représen-tés transparaissent certains des grands enjeux contemporains : la relation qui unit l’Homme

aux animaux, la préservation des espèces, l’exploitation des animaux par l’Homme.

AVANT-PROPOS

Au XVIIe siècle, la représentation des animaux devient un genre particulier de la peinture occiden-tale. Pieter Boel, peintre d’origine flamande, participe à cette révolution. Avant lui, les artistes réalisentdes études statiques d’animaux empaillés, principalement pour peindre des emblèmes ou des allégories.Boel se rend à la ménagerie de Versailles pour étudier des animaux exotiques ou familiers vivants. Avec un grand souci du détail, il note les particularités des différentes espèces, la finesse d’un duvet, la splen- deur d’un plumage ou la douceur d’un pelage. Sa touche libre et vive achève de donner vie aux animaux représentés. Le naturalisme et la liberté picturale de Boel annoncent les travaux des grands artistes ani- maliers postérieurs. Sa démarche peut être rapprochée de celle de Paulus Potter, qui peint sans se lasser de grandioses portraits de bovins. A la même époque, certains artistes de natures mortes se spécialisentdans la représentation de trophées de chasse. A la fin du XVIIe siècle, le peintre hollandais Jan Weenixmet en scène des compositions raffinées où le pelage roux des lièvres se mêle à la légèreté des plumesdes perdrix abattues. En France, Oudry et Desportes excellent dans cette manière. Franck Snyders, quantà lui, anime ses natures mortes en y intégrant des animaux bien vivants, comme des singes malicieux.

AuXVIIIe siècle,lavoguedelascènedegenreplacelesanimauxfamiliersaucœurdescènesvivantes ou touchantes où ils entourent femmes et enfants. Buffon fait appel à des illustrateurs scientifiques pour il- lustrer les planches de son Histoire naturelle, dans la lignée des études des maîtres de la Renaissance Léonard de Vinci ou Dürer. Cette tradition se poursuit au XIXe siècle avec les peintres naturalistes, comme Audubon.

Emportés par la fougue romantique, les artistes du XIXe siècle peignent et sculptent les ani-maux comme jamais on ne l’avait fait auparavant. De décor ou d’accessoire, les animaux deviennent le sujet de leurs œuvres. Ils s’appuient sur une observation précise de la nature et s’astreignent àun rendu illusionniste. Dans le Lion au serpent, sculpture de Barye datée de 1835 et conservée aumusée du Louvre, la puissance des muscles transparait sous le pelage. Pour parfaire sa pratique, Ba-rye passe de longues heures à dessiner les animaux du Jardin des Plantes avec le peintre Delacroix. La précision anatomique est mise au service du sujet du peintre, qui insuffle une dimension épique à son sujet : les mâchoires béantes du lion, sa crinière dressée, son œil enragé, ses griffes sorties participent à la tension de l’épisode représenté. Le cheval, symbole de noblesse, devient le sujet de prédilection de nombreux artistes. Ainsi, Géricault peint à plusieurs reprises la fougue des chevaux de course, leurs muscles tendus et leur excitation que les palefreniers peinent à retenir avant un départ. Le premier salon des artistes animaliers est organisé en 1912 par la Société des Animaliers. De 1912 à 1928, ses membres exposent à la galerie Petit à Paris. Différents lieux accueillent ensuite leurs travaux : la ga- lerie Allard, la galerie Art Vivant ou encore le cercle Volney. Le SNAA (Salon National des Artistes Anima- liers) est créé en 1976. Dix ans plus tard, il accueille plus de 120 participants, preuve de son dynamisme.

C’est dans cette tradition séculaire que s’inscrit l’exposition SAUVAGES, les grands artistes anima- liers contemporains, présentée à l’Atelier Grognard. Le défi est de taille : exposer les plus grands artistes animaliers du moment, héritiers des maîtres qui ont forgé les caractéristiques de l’art animalier. Tous ont des centaines d’heures d’observation à leur actif. De leur étude attentive, de leur intimité avec leurs sujets, de la sacralisation des animaux représentés transparaissent certains des grands enjeux contemporains : larelation qui unit l’Homme aux animaux, la préservation des espèces, l’exploitation des animaux par l’Homme.

Dossier de presse : DP SAUVAGES

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