Exposition

Exposition « Sous les mers, au-delà de l’image »

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Date / Heure
Date(s) - 01/10/2018 - 30/04/2019
0 h 00 min

Emplacement
Musée mer marine

Catégories


Cette exposition donne à voir les merveilles inaccessibles des fonds marins et l’extraordinaire diversité de la faune vivant sur et sous les mers, par le prisme du regard de deux photographes stars de la National Geographic Society.

S’ils n’évoluent pas sous les mêmes latitudes, David Doubilet et Paul Nicklen partagent la même vocation : se faire les ambassadeurs de royaumes sauvages et méconnus, dont la fragile beauté captée par les techniques de la photographie, doit inspirer au grand public un désir de préserver. Sources de nourriture et de médicaments, véritables poumons de la planète, les mers et les océans se détériorent sous l’effet de multiples pollutions, de la surpêche, et du réchauffement climatique. En vertu d’une résolution du 5 décembre 2008, l’Assemblée Générale des Nations Unies a fait du 8 juin la Journée mondiale de l’Océan. Destinée à unir l’humanité autour d’une mission de gestion durable des océans, cette manifestation entend également célébrer leur richesse et leur beauté. Grâce à l’impact de l’image, David Doubilet et Paul Nicklen associent leurs talents de photo-reporters à cette cause.

L’exposition propose d’abord un retour sur le tout premier reportage en couleurs réalisé par National Geographic sur le monde marin. En 1956, les photographes ont recours à des appareils de très grande taille, qu’ils doivent placés dans des caissons étanches en espérant que les ampoules des flashs n’exploseront pas sous la pression … De véritables prouesses, comme les réalisations de Luis Marden, découvreur de l’épave du Bounty, qui s’embarquera avec le Commandant Cousteau, et retracera par ailleurs le parcours de Christophe Colomb entre l’Espagne et le Nouveau Monde.

Se croisent ensuite les regards de David Doubilet, qui depuis 40 ans sillonne toutes les mers du globe, et de Paul Nicklen, envoyé du Grand Nord. Bien qu’ils disposent aujourd’hui de technologies très avancées, les deux photographes doivent mobiliser tout leur savoir-faire et leur abnégation pour exercer leur métier. Plongé dans des eaux glaciales des heures durant, luttant contre l’engourdissement et les tremblements, Paul Nicklen a appris l’art de la patience auprès des Inuits. Né dans l’Arctique canadien, il constate depuis plusieurs années le morcellement de la banquise et les changements subis par ses habitants. Par ses photoreportages, il donne à voir au grand public un univers insaisissable et méconnu, fait de créatures mythiques, comme les narvals, et touchantes, comme cette léopard des mers femelle qui pendant cinq jours viendra nourrir l’objectif du photographe, qu’elle prend pour sa bouche.

Barracudas, grands requins blancs, anémones de mer et poissons-clowns sont les mannequins de David Doubilet. Il photographie des nudibranches colorées dans des mini-studios en plexiglas, afin de faire jaillir leur extraordinaire palette de couleurs, et l’élégance de leurs formes. Un photographe sous-marin peut emporter jusqu’à 30 caisses de matériel de photographie et de plongée. Il a recours à mille astuces pour capter ses fuyants sujets, parmi les plus minuscules et les plus massifs de la planète.

Flottant dans un univers aux couleurs chatoyantes et à la lumière toujours changeante, les deux photographes font ainsi la lumière sur une réalité essentielle : l’existence d’une bioversité presque inaccessible aux populations humaines, mais pourtant déjà gravement atteinte par leurs activités.

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