Personnalités à découvrir

BLONDEAU Gérard

Gérard BLONDEAU est photographe professionnel depuis 1980 spécialisé en sciences naturelles, animateur de sorties nature et formateur.

Journaliste depuis 1990, il a publié régulièrement des articles de presse et photographies dans différentes revues telles que Rustica, l’Ami des Jardins, Hibou, Réponse photo, Photoargus, Terre sauvage…

Il a écrit également une quinzaine de livres sur les insectes, la nature et la macrophoto.

Gérad Blondeau est membre des JNE.

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Il a publié de nombreux livres et articles dans la presse.

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Nous l'avons rencontré entre deux balades, deux enseignements, deux prises de vue!

 

Quelques étapes de votre parcours?

Une enfance passée dans les marais du Val d’Oise (il y en avait encore à l’époque) à chercher les petites bêtes et à construire des cabanes.

La chasse aux papillons ne représentant pas une activité d’avenir, mes parents me placent dans une école technique mais après quelques années de dessin industriel, je reviens vers mes premiers amours. Lauréats de la Donation Nationale de l’Aventure de la Guilde Européenne du Raid, nous montons avec Jean-Michel Cresto, une expédition en Inde pour effectuer un reportage sur les espèces menacées du sous-continent indien pendant 9 mois.

Au retour, j’effectue des tournées dans les MJC et des animations scolaires. Parler du tigre c’est bien, mais il y a autour de nous des « tigers beetles » que les gens ignorent. Après avoir suivi les cours d’entomologie au muséum d’histoire naturelle et une formation d’animateur je deviens délégué régional ile de France de l’OPIE (Office Pour les Insectes et leur Environnement) pour aider l’association pendant ses premières années à faire connaître les insectes en organisant expositions, animations et stages.

Je m’oriente vers une photo pédagogique qui me permet d’illustrer mes activités qui reposent sur deux axes :

  • Une partie presse, je travaille surtout avec la presse jardin où je m’efforce de démontrer que toutes les petites bêtes du jardin ne sont pas toujours des sales bêtes à éliminer.
  • Une partie formation avec l’organisation de stages, animations, expos, conférences…

Agé de 67 ans, j’ai écrit une quinzaine de livres sur la nature et la macro photo et je continue à animer des sorties nature et à encadrer des stages photos.

Quels sont vos maîtres à penser, vos références culturelles ? Mon père et mon oncle étant réparateurs d’appareils photos, j’ai baigné dès mon plus jeune âge dans le milieu photographique. Ne disposant pas d’agrandisseur, j’exposai mes premiers tirages 6 x 9 par contact au soleil. Dans les années 60 il n’y avait pas la profusion de livres sur la nature qu’on rencontre aujourd’hui. Le Familier de la nature de Gilbert Anscieau a été ma bible pendant mes premières années de naturaliste. Par la suite les photos d’André Fatras, de Gérard Vienne, de Guy Dhuit… puis les cours photos du muséum avec Jean-Marie Baufle et Jean-Philippe Varin ont confortés ma voie de photographe naturaliste.

 Pourquoi l’animal sauvage ? L’insecte représente pour moi l’animal sauvage par excellence, qu’il soit au milieu de la forêt tropicale ou dans un vivarium, il aura le même comportement et ne peux être domestiqué. Même si certains utilisent quelques stratagèmes pour les rendre moins mobiles lors des prises de vue…

Si vous en étiez un ? Une libellule pour évoluer librement au-dessus des étangs riches en vie aquatique.

Dites-nous une ou deux belles rencontres de vie sauvage. Outre les cerfs de la forêt de Rambouillet de mes débuts ce fut certainement ma rencontre avec les bœufs musqués de Norvège qui me chargèrent à plusieurs reprises.

Votre lieu de nature préféré ? Mon jardin de banlieue parisienne, même si le quartier est devenu très urbanisé j’y pratique tous les jours des observations et j’arrive encore à trouver de nouvelles bestioles.

Le lieu mythique où vous rêvez d’aller ? J’aime bien Madagascar avec sa faune particulière et dont l’approche se fait surtout à pied, moins sophistiqué que les safaris africains.

L’œuvre (une des vôtres ou celle d’un autre) qui vous semble illustrer le mieux votre parcours ? « La photographie animalière », un livre de Jean-Philippe Varin, génial précurseur de la photo animalière.

Le livre que j’ai écrit « La macro au fil des saisons » résume bien mon parcours annuel de naturaliste (grosses bêtes en plus). Pour faire simple : Oiseaux en hiver, amphibiens et orchidées en début et fin de printemps, insectes en été, brame et champignons en automne. Un naturaliste s’ennuie rarement, sa seule angoisse : la certitude de ne pas avoir le temps de tout voir et de tout connaître !

Quel matériel utilisez-vous ? Dans la mesure où je m’intéresse à de la nature dans son ensemble, je dispose d’un vaste choix d’objectifs qui va du 10 mm au 500 en passant par les objectifs macro, éclairages et piégeages divers que j’utilise régulièrement pendant les stages et démonstrations que j’anime.

Et vos techniques de rencontre avec l’animal sauvage ?, approche ou affût ? A chaque animal sa technique, la même espèce rencontrée en pleine nature ou dans un parc péri-urbain n’aura pas la même attitude. D’où l’intérêt de bien observer le comportement avant d’intervenir pour éviter les dérangements. J’ai photographié un Pic mar qui avait fait son nid près d’un chemin forestier très fréquenté par le public et les joggers. Ma présence à découvert ne le perturbait nullement ce qui n’aurait pas été pareil au cœur de la forêt. Une tente d’affût ou un déclenchement de l’appareil à distance aurait alors été nécessaire. La mise en place d’une caméra de surveillance peut s’avérer très utile pour connaître les fréquentations et les habitudes de l’animal avant les prises de vues.

Un conseil au débutant dans votre activité ? Etre d’abord naturaliste.

Un animal disparu revient, lequel ? La rencontre avec les grands Diplodocus et les libellules géantes devrait être passionnante.

Avant d’imaginer des animaux fantastiques, il existait beaucoup d’espèces remarquables sur la terre qui ont été détruits avant d’être connus, par ignorance ou par cupidité.

Une initiative prise ou à prendre en faveur de la faune sauvage? Devenir végétarien.

Une association qui vous tient à cœur ? L’ASPAS (Association pour la protection des animaux sauvages) qui n’hésite pas à intervenir juridiquement dès qu’un animal sauvage est menacé.

Une urgence pour la faune sauvage? Education et information.

Vous disparaissez ce soir, qu’aimeriez-vous laisser comme dernier message ? Avant de rêver du bout du monde, regarde autour de toi, il y a certainement des êtres à découvrir que tu ne connais pas.

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