Photographes animaliers

BOILLAUD Pierre

Ayant toujours aimé me promener et observer la nature depuis tout jeune, on m’a offert à l’occasion de mon 40ème anniversaire un appareil photo réflex me permettant de me débarrasser de mon appareil photo jetable que j’affectionnais depuis des années.

C’est comme cela que j’attaquais la photographie il y a 4 ans.
Me prenant au jeu, j’essayais donc par le biais d’internet de comprendre ISO, profondeur de champs et vitesse. Les premières bases apprises, je me lançais comme un défi d’arriver à photographier des moineaux qui venaient chercher des graines dans notre mangeoire.

Voici donc, je venais de mettre le premier pied dans la photographie animalière, je ne savais pas encore que ce virus allait se transformer en une passion dévorante où chaque semaine, on a besoin au fond de nous, d’aller chercher cette dose de nature.

L'essentiel de mes photos animalières sont prises en Côte d'Or en Val de Saône dans un rayon de 20 kilomètres autour de mon village. Je photographie à l'affût ou à l'approche, me camouflant au maximum, souvent en position couché et je peux attendre ainsi pendant de longues heures, mais quelle récompense quand je peux déclencher ou simplement observer la faune.

Capture d’écran 2016-02-02 à 19.17.55

 

INTERVIEW

Quel cheminement jusqu’à l’animal sauvage ?
Le plaisir de voir, d’écouter et de sentir ce que beaucoup d’entre nous ne savent plus faire.

Un maître à penser ?
Michael Briot en voyant son travail sur les renards, j ai eu envie de côtoyer cette espèce.

Une œuvre marquante ?
La photo de Michael où il tend la main à un renard qui est à moins d’un mètre de lui.

Si j’étais un animal sauvage ?
Le martin pêcheur pour son agilité dans l’eau, dans les airs et il creuse dans la terre pour faire son nid.

Une belle émotion ou rencontre avec la faune ?
Ma femme sans aucun doute, mi panthère mi canapé, que j’aime à retrouver chez moi le soir.

Un animal fantastique qui existerait ?
La vouivre, mi femme mi dragon vivait dans le jura et aux portes de la bourgogne, protégeant dans la rivière des joyaux au creux de son nid.

La photo ou la série à laquelle vous tenez particulièrement ?
Les premières photos réalisées avec ma fille pendant le brame du cerf.

Plutôt solitaire ou accompagnateur ?
J’aime mes moments de solitude le matin et le soir mais également des moments où je peux partager ma passion avec des amis ou des novices.

Et la technique ?
Respecter la nature, s’en imprégner, ne pas vouloir faire une photo à tout prix, savoir se retirer quand il en est encore temps, rester humble car les rôles les plus important que j’ai à tenir en ce monde sont ceux de père et de mari.

Des urgences ?
Interdire les tirs d’été, le piégeage, le déterrage sont des pratiques de chasse dont je suis farouchement contre, veiller à laisser une nature propre derrière nous.

Des conseils ?
Pensez au bruit, au vent et à retrouver au fond de votre cœur l’animal qui sommeille en vous.

Une association à mettre en avant ?
Toutes les associations sans exception, merci à elles de tout le travail qu’elles font dans l’ombre.

Pour conclure ?
Ne jamais oublier que la base de la photographie animalière n’est pas de ramener une superbe photo d’expo mais un super moment dans la nature, de rentrer le soir chez soi en sachant que l’on s’est comporté en gentleman vis à vis d’elle.

DISTINCTIONS

Couverture LPO Côte d’or 2014-2015
Parution de deux articles dans le Bien Public

4 photos primées en Nationale 1 FFP 2015

EXPOSITIONS ET PARUTIONS

EN LIEN AVEC LE SUJET

LIVRE (S) EN LIEN AVEC LE SUJET :

En rapport avec :

Renard, sanglier

LIENS