Photographes animaliers

BORN Olivier

Après avoir obtenu mon diplôme de photographe, j’ai travaillé en indépendant durant une dizaine d’années.

J’ai, à de multiples reprises, accompagné des biologistes, actifs dans la sauvegarde d’espèces comme le gavial du Gange, la tortue sulcata, le rhinocéros asiatique ou l’addax.

De 2005 à 2015, j’ai travaillé comme photographe salarié pour un hebdomadaire suisse romand. Je découvre alors que la suisse, avec toute sa diversité, a tout autant d’attraits que les contrées lointaines.

Redevenu indépendant, je consacre aujourd’hui tout mon temps à révéler les trésors naturels de la Suisse, en particuliers en montagne.

Grâce à mes photos, j’espère sensibiliser le public à la nécessité de préserver ces milieux et les espèces qui y vivent !

Reportage sur Paris-Match : cliquez ici

Capture d’écran 2015-12-04 à 19.38.13

INTERVIEW

Quel cheminement personnel jusqu’à l’animal sauvage ?

Réponse « bateau » : depuis tout petit, peut-être de par l’absence de mon père, j’ai trouvé un refuge dans la nature et auprès des animaux. A quatre ans, je rêvais d’avoir une ferme d’escargots et de pingouins !

Un maître à penser ?

René-Pierre Bille (1915-2006), cinéaste et photographe animalier suisse, fils du peintre Edmond Bille et frère de l’écrivaine Corinna Bille. Précurseur de la photographie de la faune de montagne.

Une œuvre marquante ?

L’émission « Les animaux du monde » sur TF1, une des rares que j’étais autorisé à regarder et que j’attendais avec beaucoup d’impatience.

Si j’étais un animal sauvage ?

Je suis fasciné par le lagopède alpin, cet oiseau, relique de l’époque glacière, a su s’adapter à des conditions extrêmes, ce que l’on parvient tout juste à faire, nous, avec nos technologies modernes.

Une belle émotion, ou une rencontre avec la faune ?

J’étais sur une place de parade des tétras-lyres, lorsque tous les coqs se sont envolés. Depuis mon affût, je regarde au ciel, pour voir l’aigle responsable de cet envol, mais mon regard est attiré par un lynx, apparu là discrètement. Quelle émotion !

Un animal disparu qui reviendrait ?

Le dodo. Symbole de l’aveuglement humain.

La photo ou la série à laquelle vous tenez particulièrement ?

D’avoir pu rentrer dans l’intimité d’un lièvre variable une journée entière, à moins de trois mètres. Avoir pu le voir faire sa toilette, bailler et s’étirer, alors que j’étais simplement assis à quelques mètres de lui, sans affût.

Lièvre variable

Spot préféré ?

Mon lit. Ou plus sérieusement, dans mon sac de couchage en duvet posé quelque part dans les Alpes, dans l’un des derniers espaces vierges qu’il y reste.

Plutôt solitaire matinal pour profiter du moment ou accompagnateur de groupe pour partager ?

Plutôt solitaire, ou alors accompagnateur, mais toujours matinal ! Mais peu de personnes sont motivées à se lever assez tôt.

Un lieu mythique dont vous rêvez ?

Les Galápagos, où j’ai eu la chance d’aller plusieurs fois. La terre de l’Origine des espèces.

Et la technique ?

Il faut pouvoir l’oublier, qu’elle devienne un automatisme, pour ne pas gâcher les moments privilégiés que la nature nous offre.

Des urgences ? 

La chasse de toutes les espèces alpines d’oiseaux n’a plus lieu d’être, même si je ne suis pas opposé à la régulation en général.

Des conseils pour les débutants ?

Ce n’est pas l’appareil qui fait le photographe.

Une association à mettre en avant ?

Pro Natura, une association suisse, qui fait de la protection de la nature pragmatique en rachetant des terrains afin de les « rendre » à la nature.

Pour conclure ?

Un très beau métier. Dommage qu’on ne puisse pas en vivre.

 

DISTINCTIONS

Publications

En Suisse :

Terre&Nature, Animan, L’Illustré, Le Matin,

International :

National Geographic France, Terre Sauvage, 30 Millions d’amis, La Tortue, Libération, Espaces naturels, Cosinus, Natural History, View

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