Photographes animaliers

COURTEAU Christophe

Christophe Courteau est biologiste, naturaliste et géographe de formation. En 1995, après quelque temps passé au sein du CEMAGREF de Rennes (institut de recherche appliquée pour l’agriculture et l’environnement), il arrête tout et décide de faire de sa passion d’enfance, la photo animalière, son métier.

Il devient photographe professionnel dès 1995. Depuis, Christophe n’a cessé de parcourir la planète pour photographier le monde animal dans sa beauté et sa diversité.
Mais il ne photographie pas uniquement ce que la nature a de plus beau à nous offrir.
Christophe nous montre aussi une autre réalité : la plupart des créatures et des paysages sauvages qui nous ont tant fait rêver sont fragiles et sont maintenant directement menacés par les activités humaines modernes… Outre sa passion pour les espaces sauvages, Christophe travaille également sur les liens étroits qui unissent les populations traditionnelles et leur environnement.
Christophe est également guide accompagnateur et organisateur de voyages photographiques en Afrique comme dans le monde entier.

Ses passions : les côtes sauvages de Bretagne, son pays d'adoption, et l'Afrique Australe, une révélation totale!
Ses images sont diffusées en France et à l'international soit directement, soit par ses agences (en France, et à l'étranger).

Capture d’écran 2014-12-06 à 14.03.13

INTERVIEW

Pourquoi l'animal sauvage ?

La nature sauvage m’a toujours fasciné depuis mon enfance. J’ai grandi à la campagne, dans un monde rural qui a aujourd’hui disparu.

Un maître à penser ?

Pas de maître à penser, mais des gens qui m’ont particulièrement aider et soutenu et à qui je dois énormément. Jean-Paul Ferrero disparu en 2000, et Gilles Martin, ami indéfectible de 30 ans.

Une œuvre marquante ?

Un film, un chef-d’oeuvre du cinéma, une des plus belles histoires d'’amitié et un hommage saisissant à la nature brute et sauvage : "Derzu Uzala" de Akira Kurosawa, un film de 1975 qui a malheureusement mal vieilli à l’écran

Une belle émotion ou rencontre avec la faune ?

La toute dernière en date est récente, début novembre 2014 : l’hommage d’un troupeau de zèbres à une femelle qui est morte devant moi alors qu’elle allait mettre bas. A la seconde même où elle est morte, tout le troupeau est venu lui rendre un dernier hommage, et l’étalon dominant du groupe a essayé de la réanimer durant de longues minutes. J’ai tout filmé et photographié, ça prend aux tripes d’assister à la démonstration évidente de la conscience de la mort chez les animaux. Un moment très touchant, et troublant.

Si j'étais un animal sauvage ? Ouhh ! sacrée question ! L’aigle Harpie …!

Un animal disparu qui reviendrait ? Le Mammouth

Un animal fantastique qui existerait ? Le Griffon

griffon

La photo ou la série à laquelle vous tenez particulièrement ?

C’est une série d’images prises il y a presque 10 ans maintenant dans le delta de l’Okavango, au Botswana. Un combat épique entre une meute de lycaons et un clan de hyènes au coucher du soleil, dans l’endroit parfait, dégagé, et dans la poussière.... Bref, un moment fabuleux pour un photographe, car il y avait là tous les ingrédients réunis pour une série exceptionnelle ! Si en plus, vous êtes passionné par les lycaons et que vous travaillez sur cet animal depuis des années, c’est une scène que vous attendiez, qui vous marque à vie et qui ne se représentera probablement jamais devant votre objectif !

Capture d’écran 2014-12-24 à 19.09.02

Spot préféré ? Le Kalahari, et le Delta de l’Okavango.

Un lieu mythique ? Le sommet de l’Everest.

Et la technique ? Je ne suis pas un technicien... j’observe, j’anticipe, je déclenche si je peux !

Des urgences ? 

L’urgence absolue c’est de stopper le braconnages à grande échelle des rhinos, des éléphants, mais aussi des espèces bien moins connues comme les pangolins, sans parler de la faune marine dont tout le monde se contre-fout : requins pour leurs ailerons, holothuries, etc.
Et puis bien évidemment, le climat, le défi le plus important pour l’humanité. Personne, personne ne sait ce qui nous attend, mais ce qui est certain, c’est que l’on va à la catastrophe. Enfin, dernier défi pour l’humanité, la surpopulation… Bref, des lieux communs, connus depuis les années 70, mais bon...

Des conseils ? 

Faîtes vous plaisir, mais jamais, jamais aux dépends de la nature sauvage. Il faut que ce soit pour un bénéfice réciproque, sinon tout ça n’aurait aucun sens.

Une association à mettre en avant ?

C’est délicat de conseiller telle ou telle association. Le principal est de bien choisir en fonction de ses propres convictions et de bien se renseigner sur les actions réelles de l’association.

Pour conclure ?

Le métier de photographe en général et photographe animalier en particulier, fait de plus en plus rêver le public.
Aujourd’hui, tout le monde se dit photographe animalier dès lors que l’on a acheté un gros téléobjectif, exposé quelques photos dans un festival, posté une photo sur Facebook ou encore publié à bas prix une image dans un magazine imprimé à quelques milliers d’exemplaires. Et pourtant, le marché de la photo animalière (et le métier qui va avec) est tout aussi condamné que la nature elle-même. Il serait grand temps de regarder les choses en face et se poser les bonnes questions…

DISTINCTIONS

Les images de Christophe Courteau ont été primées dans de nombreux concours photo internationaux, notamment celui du prestigieux "BBC Wildlife Photographer of the Year" ou en France, celui du Festival International de la Photographie Animalière de Montier en Der.

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