Photographes animaliers

FOUQUET Franck

Après avoir suivi un cursus universitaire en Droit, au terme duquel, il obtient un Diplôme d’Etudes Approfondies en Droit, Franck FOUQUET commence à travailler comme juriste au sein d’une très grosse société.

Bien vite, il s’aperçoit qu’il aspire à autre chose. Il décide de tout quitter afin de vivre sa passion du voyage et de la photographie.

Sa première destination sera l’Afrique.

Au terme d’un long séjour passé seul dans la brousse kenyane, Franck FOUQUET ramène ses premières images de l’Afrique.

Son chemin croise alors Robert THUILLIER, photographe grand spécialiste de l’utilisation du diaporama et auteur de nombreux livres.

Aussitôt, celui-ci lui conseille de présenter son travail auprès de grandes agences photographiques. Très vite, les premières ventes de ses photos arrivent. Les magazines demandent au jeune photographe d’écrire les textes accompagnant ses photos.

Cela deviendra pour lui la règle.

Quelques mois plus tard, alors que Franck FOUQUET repart en brousse en quête de nouvelles images, les éditions Nathan lui proposent de réaliser son premier livre. Ce sera «Haya Safari ! Une journée au Masaï Mara». Ce premier livre connaîtra un très grand succès dans de nombreux pays.

Peu de temps après la parution de ce premier livre, une autre rencontre marquera définitivement le destin de Franck FOUQUET.

Le rédacteur en chef photo d’une prestigieuse agence de presse lui propose de s’essayer à l’actualité.

Ce sera le début d’une nouvelle carrière de grand reporter menée en parallèle de celle de photographe animalier.

 

INTERVIEW

Pourquoi l'animal sauvage ?

J’ai choisi de m’intéresser à la faune sauvage car le cocktail douceur et brutalité de la vie sauvage m’a toujours attiré. A la différence de l’Homme qui se prétend supérieur - bien à tort - l’animal ne tuera jamais par sadisme ou plaisir… Mon travail sur l’actualité m’a conduit à le vérifier hélas de nombreuses fois…

Un maître à penser ? 

Pas spécialement. Je ne suis pas trop dans le culte d’un homme ou d’une oeuvre. J’essaie de procéder comme je le sens à l’instant…

Une œuvre marquante ? 

Pas une oeuvre à proprement parler. On va plutôt dire les bons documentaires animaliers. Ceux de la BBC que j’adore. Certains autres moins connus, faits par des français. J’ai souvenir d’une série réalisée par des français qui se nommait le Thérion Group. C’était novateur mais ça n’a pas eu beaucoup d’écho en France…

Si j'étais un animal sauvage ? 

Un félin. Un guépard. J’ai une affection particulière pour les guépards… Si performants et si fragiles…

Une belle émotion ou rencontre avec la faune ? 

Les presque deux ans passés, quasi quotidiennement, avec une femelle guépard et ses quatre petits aux confins du Masaï Mara et du Serengeti. De l’émotion à l’état pure…

Un animal disparu qui reviendrait ? Le tyrannosaure…

Un animal fantastique qui existerait ?

Un peu trop cartésien pour cela mais on va dire une licorne pour faire plaisir à ma fille folle de chevaux…

La photo ou la série à laquelle vous tenez particulièrement ?

C’est une petite série. Peu connue par rapport à certaines de mes images mais cette série met en lumière la rencontre entre un éléphant et un vieux buffle. L’éléphanteau s’était un peu éloigné de son groupe et s’est retrouvé nez à nez face à un vieux buffle…

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Spot préféré ?

Le prochain… Celui qui me donnera l’adrénaline et le bonheur de pouvoir immortaliser de jolies scènes…

Un lieu mythique ? Les grands espaces américains…

Et la technique ?

On la place maintenant, depuis l’avènement du numérique, bien trop en avant. On oublie qu’une bonne photo animalière, c’est surtout beaucoup de temps sur le terrain, une parfaite connaissance de l’espèce et une sacrée dose de chance.

Lorsque je participe à des salons ou des festivals, rien de plus m’agace que lorsque face à une de mes photos, on me pose la question : c’est fait avec quoi ? Comme si la focale et le boîtier étaient le point principal !

Il faudrait plutôt demander les circonstances qui ont conduit à réaliser cette photo et essayer de savoir la petite histoire de la photo…

Ayant été de longs mois bloqué à la maison, j’ai beaucoup surfé pour tuer le temps sur les forums, c’est incroyable de voir à quel point certains se prennent la tête car leur objectif machin 28-450 série I est remplacé par le série II ; le série I n’est plus bon qu’à la poubelle alors qu’une semaine avant l’annonce de ce nouveau produit, ils ne juraient que par lui…

Des urgences ? 

Des urgences ? Non. Une urgence : arrêter de se croire supérieur et de détruire la Nature qui est notre mère. Malgré quelques avertissements, le retour de bâton n’est pas encore arrivé mais il va faire mal, très mal…

Des conseils ? 

Ne zappez pas. Intéressez vous à un sujet, une espèce précise et allez au fond du sujet.

Une association à mettre en avant ?

Sea Shepherd. Il faudrait beaucoup plus de Paul Watson et notamment sur la terre ferme pour lutter contre le braconnage et la chasse non raisonnée…

Pour conclure ?

Notre planète, sa faune, sa flore, ses écosystèmes sont fragiles. On désigne souvent la Nature par mère Nature.

Vous tueriez votre propre mère ? Non. Alors pourquoi agir comme on le fait à l’encontre de cette planète qui nous a donné la vie et qui nous porte à bout de bras chaque jour ?

DISTINCTIONS

Pour son activité, Franck FOUQUET a été nominé à plusieurs reprises dans le cadre de compétitions prestigieuses comme le World Press ou le BBC Wildlife ; il a reçu de nombreuses récompenses pour son travail, notamment le prix Fuji en 1995 et le Grand Prix Hasselblad en 2000.

En 2005, une de ses photos d’actualité réalisée pour Newsweek, illustrant la révolution libanaise anti-syrienne a reçu le prix de la Fondation Mac Arthur aux Etats-Unis.

Son travail a été publié par de nombreux titres : le Daily Telegraph, l’Express, le Figaro Magazine, Géo, le Nouvel Observateur, le Point, Marianne, National Geographic, Newsweek, Paris Match, Time Magazine, VSD, Washington Post...

 

EXPOSITIONS ET PARUTIONS

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