Photographes animaliers

LE BOULANGER Nicolas

Je suis un photographe principalement animalier, libertaire et activiste pour la protection de la nature, sa faune, sa flore ainsi que sa biodiversité.

Passionné d'art : dessin, peinture, sculpture, photographie, musique, la création a toujours contribué à me procurer un grand équilibre intérieur et aussi un certain attrait pour ce que l'homme peut être capable d'offrir de plus beau aux autres et aux générations futures.

 Mon style essaie de faire fusionner ma passion pour les arts graphiques avec la création photographique, dans le but d'immortaliser des instants que l'on aimerait éternels, des partages que l'on souhaiterait toujours équitables et pacifiques entre l'homme et la nature.

 Je défends une nature "libre" , si tant soit peu qu'on puisse encore la trouver ou la nommer ainsi, donc aucun animal et aucune parcelle de flore de ces pages , n'appartiennent à des parcs ou réserves "cloisonnées". Toutes ces photos ont été prises en région parisenne, en forêt de Fontainebleau ou de Rambouillet pour la plupart, dans des espaces ou la colonisation de l'urbanisme est sans doute la plus forte en France. Il survit pourtant dans ces zones pourchassées, des êtres vivants dont la contemplation nous fait naviguer entre rêves , songes et réalités .

 A nous de préserver et respecter ces derniers paradis cachés .

 

INTERVIEW

Quel cheminement personnel jusqu'à l'animal sauvage ?

Je crois que je suis moi-même un véritable animal sauvage ! Jugé asocial pour certains, huberlu excentrique pour d’autres, j’assume totalement ma différence et mon amour invétéré pour les animaux. L’homme oublie de plus en plus ses racines profondes qui le lient à la Nature. Quand je vois ce que ce mammifère soit disant évolué fait subir à sa planète, à ses congénères et aux autres animaux, j’ai de moins en moins honte à me démarquer de mon espèce. L’animal sauvage m’extasie de bonheur quand je le contemple, l’Homme de moins en moins.

Un maître à penser ? 

Sans aucun doute Mahatma Gandhi . Je ne sais pas si ce nom parle encore beaucoup aux gens aujourd’hui, mais je ne conseillerai jamais assez de vite se pencher sur l’histoire de ce génie, adepte de la non-violence et d’un total respect sur le vivant. Un pacifiste assassiné par des barbares, cela ne vous rappelle rien ?

Une de ses citations qui m’a poussé au végétarisme :

"On peut juger de la grandeur d'une nation par la façon dont les animaux y sont traités". 

Une œuvre marquante ? 

La Nature elle-même qui est déjà une symphonie à elle toute seule ! Je me pose beaucoup de questions parfois sur notre art : la photographie animalière. Que faisons-nous au juste ? Montrons-nous seulement des instants naturels que nos contemporains ne savent plus voir ? Heureusement je sais que le photographe ne se contente pas seulement de figer une réalité, qui ne doit pas se suffire à elle-même. La retranscription qu’en fait un artiste par ses émotions et sa sensibilité fait toute la richesse et le charme de la photo animalière.

J’ai quand même des artistes peintres qui m’influencent encore beaucoup de par leurs mondes féeriques, sombres et oniriques, il s’agit de Theodor Kittelsen et John Bauer.  Des visons artistiques et un peu « dark » d’une Nature imaginaire que j’apprécie beaucoup.

Si j'étais un animal sauvage ? 

Le cerf très certainement, car depuis le temps que je l’observe, ou plutôt que cet animal me laisse l’observer, j’en apprends tous les jours sur son comportement si singulier, empli d’intelligence, de force et d’élégance. J’envie sa liberté même si elle est malmenée par les humains carabinés. Cet animal m’a appris le respect profond envers le monde sauvage. Combien de fois je me suis dit : mais si il le voulait, avec ses plus de 200kgs de muscles, il pourrait m’exterminer si aisément. Mais non, ces animaux malgré leurs forces brutes et sauvages ne viennent jamais nous agresser gratuitement ! Le comportement humain est-il si respectueux et vertueux? N’y a-t-il pas des leçons à tirer de ces animaux « sauvages ».

C’est en tout cas un animal avec lequel j’ai le plus d’approche et je ne sais comment l’expliquer. Nous partageons surement des gènes communs.

Une belle émotion ou rencontre avec la faune ? 

Sans aucun doute, une rencontre avec des renardeaux, et un en particulier qui a fini à mes pieds, poursuivi par un sanglier que la troupe venait de réveiller. Le sanglier a rebroussé chemin en me voyant, mais pas le renardeau qui était littéralement blotti près de moi. Un instant très bref et intense, que l’on oublie souvent de photographier. Dans le genre émotion forte, il y a aussi ce jour où un cerf est venu aiguiser ses bois, sur un arbre derrière lequel j’affutais. Je me suis senti vraiment tout petit à cet instant là…

Un animal disparu qui reviendrait ?

Tous ! Tous les animaux disparus seraient les bienvenus dans mon monde idéal. Et pourquoi pas les dinosaures, si cela pouvait nous apporter un peu d’humilité.

Un animal fantastique qui existerait ?

Un mammifère bipède respectueux de sa planète, prêt à toujours aider son prochain, dévoué pour la survie des autres espèces et qui accepte toutes les différences. Ça serait, s’il pouvait exister, un animal fantastique non ?

La photo ou la série à laquelle vous tenez particulièrement ?

La série du cerf dans une ambiance givrée je pense. Ce cerf qui est venu parader devant moi, dans une atmosphère pourtant assez hostile, m’a offert un spectacle que je ne suis pas prêt de revivre de sitôt. Je souffrais du froid, pas lui, et je crois qu’il se faisait un malin plaisir à me le faire ressentir. Je suis ce cerf depuis quelques temps, et je ressens dans son regard beaucoup de curiosité vis-à-vis de moi. 

Spot préféré ?

J’ai quelques endroits en forêt de Rambouillet, que je garderai secret, où je suis sûr de ne pas être dérangé. Bizarrement ce sont des endroits où je vois aussi le plus d’animaux. Bien plus que les spots ce sont aussi les conditions météo qui font de belles photos. Une belle lumière ou une brume mystérieuse n’ont pas leur pareil pour rendre une photo onirique.

Un lieu mythique ?

La comté des hobbits ! Voilà un lieu où j’aimerais vivre. Je cherche désespérément cet endroit en forêt. Plus sérieusement (sic) je suis un adepte frénétique des contes et légendes qui ont émaillé mon enfance. L’univers des Farfadets, Trolls et Gobelins me font toujours autant rêver, et peut être que cela se ressent un peu dans mes photos…

Et la technique ?

Je ne suis pas adepte d’une débauche de matériels. J’ai bien sûr appris les bases de la photographie depuis des années, j’aime aussi beaucoup expérimenter toutes sortes de techniques créatives. En ce moment je m’éclate avec un filtre infra rouge !

Mais j’ai toujours mon bon vieux reflex depuis plus de 6 ans, je me sers très peu de l’autofocus alors les performances dans ce domaine m’importent peu. Le marketing fait toujours croire qu’un matériel de pointe fait un bon photographe, alors qu’en pratique…

Je fais partie d’une vieille école qui a connu l’argentique, et j’admire encore des photographes qui n’ont fait leur renommée que sur pellicules. Il n’y a que la gestion des hauts iso qui me fera changer d’appareil dans le futur je pense. Sinon j’ai un bon Sigma 120-300 F2.8 qui n’est pas tout jeune mais qui « pique » toujours aussi bien !

Des urgences ? 

Que dire dans ce domaine sans tomber dans le pessimisme. Le réchauffement climatique est une réalité prouvée par des experts. N’en déplaise aux météorologues négationnistes, la fonte des banquises est inéluctable hélas. Je désespère de voir comme les jours de hautes pollutions augmentent d’années en années sur la région parisienne sans que l’on n’y change rien.

Je rêverais de pouvoir me balader (enfin si l’on peut appeler cela une balade) en famille dans des centres villes interdits aux voitures. Pour moi rien ne va dans le bon sens, le nucléaire poursuit son essor, l’urbanisation aussi, l’agriculture est toujours aussi intensive, les élevages d’animaux le deviennent aussi.

C’est l’argent qui domine ce monde, aucune raison ne motive plus l’homme que celle de se faire du fric ! Quitte à faire disparaître sa propre espèce, à mettre en danger l’avenir même de ses enfants. Plus je suis sur le terrain, et plus je vois, j’observe, les dégâts irréversibles causés par l’homme. On ne pleut plus me mentir et me faire croire que telles espèces sont nuisibles à notre survie, alors que la seule qui nuit réellement sur toutes les autres, c’est l’être humain et ses lubies mégalomaniaques.

On a supprimé un équilibre naturel, volontairement ou pas, et l’homme s’adjuge maintenant un certain droit « divin » dans le contrôle de l’expansion de certaines espèces sur des critères plus que discutables mais qui ne doivent pas être discutés. Bon on commence à reparler biodiversité et enfin à comprendre qu’en brisant un simple petit échelon d’une échelle écologique complexe, on fait s’effondrer même ce que l’on voulait préserver. Mais les lobbies parasitaires obnubilés par la finance sont toujours là, et c’est bien là le problème.

Des conseils ? 

Au-delà de la photo, je conseillerais au débutant de s’intéresser déjà fortement à l’Art. La photographie n’est que le prolongement moderne de la peinture, du dessin ou de la sculpture qui ont déjà créé tant d’Artistes de par le passé. Fréquentez déjà quelques musées et vous apprendrez déjà beaucoup sur la composition d’une image et la maîtrise des volumes. Après il y a des techniques pures à la photo comme la profondeur de champ qu’il faudra absolument à apprendre. Je donne ces conseils de façon très humbles car j’ai encore beaucoup moi-même à apprendre et maitriser.

Une association à mettre en avant ?

L’ASPAS qui est une association de protection de la Faune sauvage en France, et dont j’admire les luttes et combats. J’essaie au maximum de promouvoir leurs actions car malheureusement dans ce pays nous avons une culture « chasse pêche et traditions » bien ancrée et qui fait tellement de dégâts sur notre. Les enjeux économiques prennent une telle importance à notre époque, que l’on cherche à exterminer tout ce qui peut nuire au rendement. L’animal est de plus en plus classé comme nuisible car on le considère comme un obstacle à l’expansion économique. Je n’imagine pas une vie sans animaux.

Je vous laisserais méditer sur cette superbe phrase émanant d’un chasseur philosophe :

« Sans chasse, il n’y aurait plus d’animaux sauvages » !

DISTINCTIONS

Quelques parutions dans les journaux locaux du coin dont l'Echo Républicain

Une petite fierté personnelle avec une de mes photos en première page du Goupil n°120 :

Goupil

et un petit paragraphe aussi me concernant dans le livre des 20 ans du Festival Nature de Namur.

Une récompense en 2013 dans le Festival Festimages de Laval (prix des internautes) et un premier prix dans la catégorie faune au concours du festival de l’île du Beurre.

EXPOSITIONS ET PARUTIONS

 - 1 photo sélectionnée et exposée au festival Nature de Namur 2012

 - photos sélectionnées et exposées au festival de la photo animalière de  Rambouillet/ St-hilarion 2013

 - 1 photo lauréate à "festimages" 2012 (choix des internautes)

 - gagnant du concours de la meilleure photo 2013 par la revue DNG

 - photo du jour sur le site National Geographic France

 - photo séléctionnée et exposée au festival de Libramont 2014

 - 2 photos dans le portfolio des lecteurs de Photo Reflex Pratique no7

 - expo "Au bout du chemin" dans le cadre du festival de Rambouillet en septembre 2014

 - expo "Au bout du chemin" dans le cadre du festival Nature en Argoat début Novembre2014

 - photo du jour sur le site National Geographic US

 - interview pour le journal l'Echo Republicain

 - interview pour le journal le Courrier des Yvelines

 - 1er prix catégorie Faune au concours du festival de l'Île du beurre 2014

 - 1 photo sélectionnée dans la catégorie Best OF du forum Image Nature

 - 2eme prix au Festival Nature de Rambouillet 2014

 - expo "Au bout du chemin" dans le cadre du festival Festimages 2015

 - sélection du "cerf givré" par les éditeurs du site 500px

 - interview pour le webzine Faunesauvage.fr

 - récompense au concours photo nature Russe "Golden Turtle" 2014 (Specially commended picture)

 - une photo du cerf givré dans le Times Scotland

 - expo "Au bout du chemin" dans le cadre du Printemps de la photographie à Romorantin 2015

 - article dans Ouest France pour la remise des prix du concours international de la Gacilly 2015

 - Prix du jury au Concours international de la Gacilly 2015

 - 1 photo sélectionnée et exposée au concours international des marais de Séné (56)

 - expo "Au bout du chemin" dans le cadre de Seichamps Nature édition n°7 2015

 - expo "Au bout du chemin" présentée au Festival Nature de Namur en octobre 2015

 - couverture de décembre 2015 du magazine anglais "Practical Photography"

 - photo recommandée au Sony World Photography Awards 2016

 - expo "Au bout du chemin" à la Galerie du Lion à Orléans de décembre 2015 à février 2016

 - exposition temporaire à Flers (61) dans le musée du château du 01 juillet au 31 octobre 2016

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