Photographes animaliers

LEBERT Thierry

Originaire de Mer petite ville du Loir et Cher en région centre, je découvre la photographie animalière avec mon beau frère qui est cinéaste et photographe animalier dans les Hautes alpes.

J’aime photographier la nature qui m’entoure et m’immerger dans mon environnement proche.

En plus du plaisir de la rencontre avec l’animal, ce qui me rend le plus heureux c’est de pouvoir partager ces instants avec les acteurs de terrain et mes confrères et amis photographes.

Je passe la plupart du temps sur les territoires de petite Beauce et malgré l’image médiocre que l’on ait de ces grandes étendues, de culture à perte de vue j’aime monter par mes images qu’il y a des endroits étonnants ou la faune, grâce aux hommes vie en toute tranquillité.

Il m’arrive aussi de me rendre sur la Loire et ses rives, ainsi que sur les étangs de Sologne pour y retrouver le petit monde.

Je préside depuis 2014 l’ACPC,  Association de Chasse Photographique en région Centre.

INTERVIEW

Quel cheminement personnel jusqu'à l'animal sauvage ?

Avant tout le respect profond. L’animal sauvage nous remet à notre place, nous, super prédateur et en même temps faible créature que sommes nous face à la force, à la résistance de tous ces animaux qui survivent dans des conditions parfois extrêmes...

Un maître à penser ? 

Celui qui m’a ouvert les yeux et qui a fait se révéler en moi cette passion débordante en me faisant observer, écouter, sentir et prendre en compte toutes les petites choses étonnantes du monde de la nature : mon beau frère Jean-Michel Bertrand, photographe et cinéaste animalier dans les Hautes Alpes.

Une œuvre marquante ? 

Un livre, recueil de textes indiens « Pieds nus sur la terre sacrée » de T.C.McLuhan .

Qui nous ramène à l’essentiel : « Notre Sainte Mère la terre, les arbres, et toute la nature sont les témoins de vos pensées et de vos actions » (proverbe Winnebago ).

Si j'étais un animal sauvage ? 

Sans hésiter le loup, pour sa ruse, sa capacité à déjouer l’homme et sa vie familiale étonnante.

Une belle émotion ou rencontre avec la faune ? 

Lors d’un affût au bord de la Loire, assis par terre sur les cailloux sous le « fantôme des bois » je photographiais les Hérons et Aigrettes garzettes. Alors que des crampes dans les jambes commençaient à apparaître, des Bécassines des marais ont atterri devant moi dont certaines tellement près qu’il m’était impossible de les photographier.

N’en pouvant plus je décide de me dégager de cette situation inconfortable et je me découvre lentement, commence à bouger les jambes, m’étirer un peu sans pour cela faire envoler les oiseaux qui continuaient à somnoler ou se toiletter. Il aura fallu l’arrivée bruyante d’une barque de pêcheur pour leur faire quitter les lieux. Mais cette situation, et cette proximité incroyable restent gravées dans mon esprit.

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Un animal disparu qui reviendrait ?

Le Mammouth, j’imagine des images dans le brouillard givré et la tempête partageant le territoire des bœufs musqués !!!!!

Un animal fantastique qui existerait ?

Je suis allé en Ecosse et lorsque je faisais des photos au bord du Loch Ness, j’avais beau essayer de me dire que c’était impossible, mais quand même, si Nessie apparaissait ça serait un moment fantastique, alors pourquoi pas Nessie !!!!

La photo ou la série à laquelle vous tenez particulièrement ?

La série que nous avons réalisée sur le Hibou des Marais.

 

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Spot préféré ?

Même si il est très fréquenté maintenant, un endroit que j’adore c’est le « rocher du Caire » à Rémuzat dans la Drôme.

Lorsque l’on est au bord du précipice là-haut et que l’on côtoie le vautour fauve (ou les autres) qui viennent vous frôler de leurs ailes impressionnantes, c’est magique.

Un lieu mythique ?  

Un endroit ou l’homme et l’animal vivraient en paix sans craintes de l’un pour l’autre.

Et la technique ?

Etant autodidacte j’ai appris de mes erreurs. Avec l’argentique au début il fallait attendre le résultat pour se rendre compte du problème, mais après avoir assimilé toutes les bases on faisait des clichés sympas, maintenant avec le numérique on peu corriger plus facilement en ayant accès à l’image tout de suite. Mais j’ai encore gardé les réflexes de l’argentique en essayant de réaliser mes images à la prise de vue et non pas derrière l’ordinateur, même si il est incontournable aujourd’hui pour développer les fichiers RAW.

Des urgences ? 

Réapprendre à l’homme que toute vie est indispensable.

Des conseils ? 

Observations, connaissances et patience…patience et encore patience !!!!!!

Une association de protection à mettre en avant ?

Pas une seule, mais toutes les associations naturalistes qui montrent, qui luttent et qui protègent.

Pour conclure ?

La photographie animalière est un moyen extraordinaire de communication, continuons en nous faisant plaisir à réaliser des images et surtout de les faire partager au public et ainsi convaincre que toute vie est importante sur notre planète.

CONCOURS

Grand prix Photo 29ème festival de Ménigoute 2013

1er prix oiseaux des plaines festival de Ménigoute 2013

2ème prix Mammifères des plaines festival de Ménigoute 2013

Mention spéciale « comportement animal » festival de l’oiseau en baie de Somme 2014

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EXPOSITIONS ET PARUTIONS

Exposition « Les Nomades du Grand  Nord » avec ses confrères Laurent Bossay et Philippe Léger à :

Montier en Der en 2013,

Chapelle Saint Jacques de Vendôme (41)

Printemps de la photographie à Romorantin (41)

Festival les silences du Ventoux en Juillet 2014,

Festiphoto de Rambouillet en Septembre 2014

Rencontres photographiques de Lamotte Beuvron (41) en Octobre 2014

Festival de Namur en Belgique en Octobre 2014

Festival nature de la Salamandre en Suisse en Octobre 2014

Festimages de Saint Berthevin fin Janvier 2015

Avec l’exposition collective de l’ACPC à Montier en Der en 2014.

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