Photographier & Filmer

PORTE Antony

Les yeux rivés derrière une paire de jumelles depuis sa plus tendre enfance pour observer la faune de son Auvergne natale, il n'était pas envisageable pour Antony de travailler loin de cette fragile nature.

Depuis 2009, en plus de son emploi pour le Parc des Volcans d'Auvergne, il profite de la formidable excuse qu'est la photo pour passer plus de temps au contact du monde naturel.

Au-delà de la performance photographique, c'est la recherche de rencontres authentiques et de lieux sauvages qui l'animent, avec une attirance toute particulière pour les dernières forêts sauvages.

 

Capture d’écran 2017-05-18 à 20.00.12

 

INTERVIEW

Quel cheminement personnel jusqu'à l'animal sauvage ?

Une profonde admiration et un grand respect pour la faune me conduisent à des observations en toute discrétion. Démarche presque plus naturaliste que photographique.

Un maître à penser ?

Aldo Léopold

Une œuvre marquante ?

Almanach d’un comté des sables.

Si j'étais un animal sauvage ?

Un ours

Une belle émotion ou rencontre avec la faune ?

Ma première rencontre avec les bisons d’Europe seul dans la forêt de Bialowieza

Un animal disparu qui reviendrait ?

Le pigeon migrateur

Un animal fantastique qui existerait ?

Le dragon

La photo ou la série à laquelle vous tenez particulièrement ?

Le portrait d’un chat forestier

Spot préféré ?

N’importe où tant que la nature y est bien préservée et où on ne croise pas grand monde.

Plutôt solitaire matinal pour profiter du moment ou accompagnateur de groupe pour partager ?

Solitaire

Un lieu mythique ?  

Le Kamchatka

Et la technique ?

Importante pour ramener de beaux clichés, mais pour moi elle passe encore après l’émotion de la rencontre.

Des urgences ?

En tant que professionnel de la protection de la nature je sais que les urgences concernent malheureusement tous les sujets et tout les pays.

Les photographes de nature ont donc un rôle primordial pour continuer d’alerter et de sensibiliser le plus grand nombre de personnes possible.

Des conseils ?

Le respect du sujet avant tout.

Une association à mettre en avant ?

L’Association de Développement Economique et Touristique (Pays de l’Ours ADET), qui lute depuis des années pour que les Pyrénées continuent d’être parcourues par des ours.

Une suggestion pour aider à sensibiliser le grand-public ?

Continuer d’essayer.

Pour conclure ?

La parole à Aldo Léopold : « Il est une autre musique dans ces collines, qui n'est en aucun cas accessible à tous. Pour en percevoir ne fût-ce que quelques notes, il faut commencer par y vivre longtemps, et apprendre le langage des collines et des rivières. Alors, par une nuit tranquille, quand le feu de camp est au plus bas et que les Pléiades ont escaladé les corniches, restez assis où vous êtes et tendez l'oreille pour discerner le hurlement d'un loup, en pensant très fort à tout ce que vous avez vu et essayé de comprendre. Alors, vous l'entendrez peut-être – une vaste harmonie, comme une pulsation – dont la partition s'inscrit sur un millier de collines, dont les notes sont la vie et la mort des animaux et des plantes, dont les rythmes englobent les secondes et les siècles. »

 

 

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