Photographes animaliers

LUCIANI Sophie

C’est mon compagnon et photographe amateur, Reynald Hézard, qui m’a fait découvrir la photo numérique en 2011. J’avais alors 35 ans. Lors de la première sortie photo, je suis revenue avec une moisson d’images d’épis de blés, de coquelicots, de bourdons et de papillons. Mon compagnon m’a conseillé de m’orienter vers la macrophotographie, et j’ai tout de suite été séduite par cette discipline, qui permet de faire des voyages fantastiques dans un monde insoupçonné situé à nos pieds !

Je me suis passionnée pour les araignées sauteuses dans un premier temps. Ce projet original m’a permis d’exposer à plusieurs reprises et de faire découvrir au grand public la beauté de ces minuscules arachnides. Depuis un certain temps je me consacre à la flore sauvage au gré de mes rencontres. J’y ai conjugué ma passion de l’écriture pour faire naitre un nouveau projet d’exposition : « Images et Confidences ».

En août 2013, mon compagnon et moi avons fondé l’APGES : Association Photographique du Grand Est Sauvage, afin d’organiser un festival annuel dans la région de Nuits Saint Georges.

Le Festival regroupe des photographes et des associations de défense de la Nature. Nous pensons que plus les gens découvriront les beautés de la Nature, plus ils l’aimeront, et plus ils auront envie de la protéger.

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INTERVIEW

Pourquoi l'animal sauvage ? Parce que 40 heures par semaine derrière un bureau c’est largement suffisant non ?

Un maître à penser ?  J’aime beaucoup le discours de Matthieu Ricard relatif à notre rapport aux animaux.

Une œuvre marquante ? Le film Terriens (Earthlings) de Shaun Monson, réservé à un public averti. C’est un film choquant mais qui peut faire évoluer les consciences.

Si j'étais un animal sauvage ? Un grand blanc

Une belle émotion ou rencontre avec la faune ? La première araignée sauteuse qui a sauté devant mon objectif, mes premiers affuts au Martin Pêcheur, les vautours du Verdon, un sanglier qui nous regarde au détour d’un chemin, difficile de départager ces moments furtifs de félicité !

Un animal disparu qui reviendrait ? Le dodo, pour nous dire qu’il y a encore de l’espoir.

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Un animal fantastique qui existerait ? Le balrog

La photo ou la série à laquelle vous tenez particulièrement ? Je n’en ai pas vraiment, d’autant plus que je suis toujours en apprentissage. J’attends de voir les images que je ferai dans les mois à venir plutôt.

Spot préféré ? La forêt du Val Suzon, en Côte d’or, juste à côté de chez moi.

Un lieu mythique ?  Il n’y en a pas vraiment, je ne suis pas exigeante, un petit bout de forêt me comble. Mais il y a des endroits où j’aimerais aller plus souvent, comme les gorges du Flumen, dans le Haut Jura, un lieu qui m’a fortement marquée.

Et la technique ? J’ai une pratique assez instinctive de la photographie Nature, donc pour la plupart du temps je travaille en priorité ouverture, en lumière naturelle, avec une profondeur de champ très faible, puis les conditions et l’inspiration font le reste.

Des urgences ? Faire cesser l’instrumentalisation des animaux, arrêter de surconsommer, réfléchir à nos besoins et moins à nos envies, cesser le gaspillage… Chacun peut agir. Nous avons tous un rôle à jouer dans l’avenir de notre planète, alors prenons nos responsabilités.

Des conseils ? Respectez ce que vous photographiez. Les animaux que nous photographions ne sont pas des modèles, ils n’ont pas demandé à être pris en photo, alors le minimum c’est de ne pas les déranger. Beaucoup de macrophotographes manipulent leurs sujets alors que nous ne connaissons rien de l’impact que cela peut avoir sur la vie des insectes et les araignées. Il semble que certains soient plus préoccupés par leur popularité sur les réseaux sociaux que par le bien-être des animaux.

Une association à mettre en avant ? la L214 (que je vous remercie d’avoir fait figurer sur votre site, car on parle beaucoup des animaux sauvages, mais peu de monde se soucie du bien-être des animaux d’élevage, il y a un énorme clivage entre les deux !) et Sea Shepherd.

Pour conclure ? Il n’y a pas de fatalité. Continuons à informer et sensibiliser sur les actions concrètes que chacun peut entreprendre pour protéger la Nature et les animaux, et les mentalités évolueront petit à petit.

DISTINCTIONS

EXPOSITIONS ET PARUTIONS

- du 3 au 5 février : IMAGES PLAINE NATURE à Longecourt en Plaine (21)
- du 24 février au 12 mars : invitée d'honneur à PHOTOLIM (Limoges)
- du 4 au 5 mars : invitée d'honneur à PHOTONAT (Vieux Charmont - 25)
- du 31 mars au 2 avril : invitée d'honneur au Festival Lorraine Photonature à Saint Avold
- du 8/04 au 5/05 : expo à l'espace Paul Ricard à Dijon
- du 3 au 5/06 : expo à Foncine le Haut (39)

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