Aires marines protégées, pollution plastique, pêche au chalut… Quel est le bilan de l’Unoc, le sommet de l’océan organisé à Nice ?
Le point de vue de France Info
De nombreux pays ont pris des engagements sur la protection de l’océan lors de cette conférence des Nations unies. Mais ces avancées doivent encore se concrétiser en actes lors de prochaines rencontres.
Un traité pour protéger la haute mer (bientôt) mis en œuvre
Des nouvelles aires marines protégées déjà critiquées
Une centaine de pays engagés « symboliquement » contre la pollution plastique
De nouveaux Etats s’opposent à l’exploitation minière des grands fonds marins
Des avancées pour mieux protéger certaines espèces menacées
Une trentaine de pays engagés en faveur d’un « océan silencieux »
Une déclaration finale qui déçoit sur les énergies fossiles
L’article complet sur le site de France Info : c’est ici
Ce que Greenpeace en dit :
| La Conférence des Nations unies sur l’océan (UNOC) s’est achevée hier à Nice.
Pendant une semaine, les responsables politiques du monde entier ont débattu de l’avenir de l’océan, sous la pression croissante de la société civile, de la communauté scientifique et de millions de citoyennes et citoyens engagés. Le moins que l’on puisse dire, c’est que le résultat n’est pas à la hauteur des enjeux. 👉 Il y a eu cependant une avancée importante. Plus de 50 pays ont désormais ratifié le traité sur la haute mer (BBNJ). C’est un pas majeur pour créer des zones protégées sur 30 % des océans d’ici 2030 – objectif recommandé par les scientifiques pour garantir la bonne santé des océans sur le long terme. L’UNOC a joué un rôle d’accélérateur, et nous sommes proches des 60 ratifications nécessaires pour que ce traité international entre en vigueur. Sur d’autres fronts, comme celui de l’exploitation minière des fonds marins, les résultats sont plus mitigés. De nombreux États ont pris la parole pour dénoncer cette industrie prédatrice, mais peu de nouveaux pays ont apporté leur soutien à un moratoire. Or, la prochaine réunion de l’Autorité internationale des fonds marins, compétente sur le sujet, aura lieu dès juillet. Greenpeace était présente sur place, en mer comme sur terre, pour porter la voix des trois millions de personnes dans le monde qui ont signé notre pétition contre l’exploitation minière des fonds marins. |
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Mercredi, des militant·es de Greenpeace ont étendu une bannière sur la promenade des Anglais avec ce message : “3 millions de personnes se dressent contre l’exploitation minière des fonds marins”
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Côté français… silence radio sur un sujet pourtant crucial : la protection de nos propres aires marines protégées (AMP).
Ni nouvelle mesure, ni calendrier, ni annonce concrète. Un manque d’ambition flagrant, alors que la Méditerranée reste l’une des mers les plus surexploitées et abîmées du monde. Pendant ce temps :
Ce sommet a été également marqué par une volonté manifeste de nous réduire au silence : garde à vue et perquisition pour des militant·es à Nice en amont du Sommet, interdiction de présence de notre bateau à Nice… des mesures scandaleuses visant à faire taire toute forme de contestation non-violente. |
En attendant le retour de l’ONG Bloom, particulièrement engagée sur le sujet…

