Le MTEC (Ministère Très Engagé pour la Chasse) prépare un arrêté d’ouverture de la chasse en Outre-Mer qui prévoit d’autoriser la chasse de plusieurs espèces d’oiseaux en mauvais état de conservation.
Donnez votre avis forcément défavorable sur le site de la consultation publique https://www.consultations-publiques.developpement-durable.gouv.fr/projet-d-arrete-relatif-a-l-ouverture-et-la-a3199.html
Avant le 28 juillet. Il vous reste deux jours seulement !
En vous appuyant sur l’avis de FNE :
FNE est défavorable à ce projet d’arrêté qui ne respecte pas les recommandations du CNPN dans ses avis récents de février et avril 2024 et qui va à l’encontre des engagements internationaux de la France.
Nous demandons l’arrêt de la chasse des limicoles sur la voie de migration Ouest-Atlantique, conformément à l’avis du CNPN, étant donné que l’état de conservation de ces espèces est préoccupant. Le courlis corlieu, la barge hudsonienne, le tournepierre à collier, le bécassin roux et le petit chevalier sont particulièrement menacés.
Sur St Pierre et Miquelon, le CNPN souligne que plusieurs espèces chassables sont en effectifs très faibles dans l’archipel (quelques dizaines d’individus) alors que les plafonds de chasse sont fixés à cinq voire dix oiseaux par chasseur et par jour, c’est-à-dire qu’ils excèdent largement les effectifs présents. Cela concerne le morillon à collier, le fuligule milouinan, le harle huppé et l’oie des neiges. D’autre part, plusieurs espèces sont menacées à l’échelle de leur aire de répartition, en fort déclin ou en faibles effectifs. Il s’agit des alcidés (guillemots, mergule), de l’eider remarquable, de la harelde et du harle bièvre. Il est urgent d’accorder à ces espèces un statut de protection.
Nous demandons que toutes les espèces ci-dessus ne soient pas ouvertes à la chasse en 2025-26 et que soit engagée une procédure de classement comme espèces protégées.
Et/ou celui de la LPO :
Les espèces listées ici ne doivent plus être chassées compte tenu de leur état de conservation :
Saint Pierre et Miquelon :
– Autorisation de la chasse au Fuligule milouinan alors que les effectifs sont extrêmement faibles dans l’archipel.
– Autorisation de la chasse au Harle huppé alors que les effectifs hivernants dépassent rarement les 200 individus
– Autorisation de la chasse au Guillemot à miroir alors qu’il n’y a qu’environ 300 couples sur le territoire (elle devrait être intégrée au espèces protégées et non chassables)
– Autorisation de la chasse au Pluvier bronzé, au Courlis corlieu, au Grand chevalier à pattes jaunes et au Petit chevalier à pattes jaunes alors que ces espèces sont en déclin dans toute leur aire de répartition et même protégée au Canada et au Québec.
Antilles :
– Autorisation de la chasse à la Barge hudsonienne en Guadeloupe alors que l’espèce est inscrite comme étant menacée sur la liste rouge UICN Guadeloupe (Vulnérable)
– Autorisation de la chasse au Dendrocygne faune et Dendrocygne à ventre noir tous deux peu communs ou rares dans les Petites Antilles et pourtant nicheurs potentiels.
– Autorisation de la chasse sur des limicoles dont les prélèvements dont ils font l’objet ne sont pas durables.
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