Artistes animaliers

Hisham ECHAFAKI

Hisham Echafaki est un artiste pluridisciplinaire autodidacte dont la pratique inclue la peinture et la sculpture. Depuis 2012, il expose à l’international et développe un langage visuel singulier, situé entre réalisme et surréalisme. Son œuvre explore des écosystèmes imaginaires où la faune et la flore s’entrelacent à travers des motifs riches et des couleurs vibrantes, brouillant les frontières entre le réel et l’imaginaire.

Sans jamais se vouloir moralisatrice, son approche invite à la contemplation et à la construction de récits possibles, offrant une réflexion poétique sur la biodiversité, la destruction des habitats et la place de l’animal dans un monde naturel de plus en plus fragile. Rendant hommage à la diversité écologique, son travail interroge avec sensibilité le rapport de l’homme à la nature et l’exploitation des ressources naturelles.

En 2015, Hisham Echafaki présente sa première exposition personnelle, Lusus Naturae, à Londres avec Butterfly Art News. L’année suivante, il crée des œuvres pour la prestigieuse compagnie théâtrale Donmar Warehouse à Londres, présentées dans le cadre de plusieurs productions.

Il participe ensuite à de nombreuses expositions avec Opera Gallery à Paris, Londres et Dubaï, et présente régulièrement son travail lors de grandes foires d’art contemporain avec Saatchi Art à Londres, Bristol et Los Angeles. En 2019, il réalise une œuvre monumentale de 13 mètres sur la façade du Musée de La Poste à Paris, à l’occasion de sa réouverture après six années de rénovation.

En 2022, le Musée Jean Larcena à Val d’Ocre lui consacre une exposition monographique intitulée Mirabilia Naturae. En décembre 2023, il signe une collaboration artistique avec la marque internationale de joaillerie Pandora pour leur collection de Noël Love Unboxed, concevant un pendentif ainsi qu’une installation artistique immersive temporaire à Londres.

En mai 2024, il présente une rétrospective de son travail au Centre culturel de Joigny, réunissant plus de cinquante peintures et sculptures, et réalise parallèlement une fresque pour le Conservatoire de musique de la ville. En juillet 2025, son œuvre est sélectionnée pour la London Biennale, où il reçoit le Prix du Jury pour sa pièce Cocoon. Il est également nommé pour participer à la Biennale de Chianciano en 2026.

Hisham Echafaki expose actuellement à la Tom Cox Gallery à Londres jusqu’à fin décembre 2025. Ses œuvres figurent dans de nombreuses collections privées et publiques au Royaume-Uni et à l’international.

Entretien avec...

Pourquoi avoir choisi l’animal sauvage comme thème privilégié ?

L’animal sauvage représente pour moi une présence à la fois familière et mystérieuse. Il incarne ce qui échappe encore au contrôle humain, mais aussi ce que nous partageons de plus fondamental : l’instinct, la vulnérabilité et la survie.

En représentant des animaux, je ne cherche pas seulement à les illustrer, mais à leur redonner une voix, une individualité, une dignité. Ils deviennent des miroirs silencieux de notre propre condition.

Un élément déclencheur ?

Il n’y a pas eu un moment unique, mais plutôt une accumulation. Très tôt, j’ai été marqué par la campagne où j’ai grandi, les livres d’histoire naturelle, les illustrations scientifiques anciennes, et certains tableaux classiques où l’animal n’était pas un décor mais plutôt un protagoniste.

Une belle émotion ou rencontre avec la faune ?

Les rencontres les plus marquantes sont souvent les plus silencieuses : observer un animal sans être vu, sentir qu’un équilibre fragile s’installe entre deux présences et génère une émotion particulière.

Un lieu mythique que vous rêvez de visiter ?

Les forêts tropicales humides me fascinent profondément, pour leur densité, leur complexité et leur richesse visuelle.

Votre œuvre à laquelle vous tenez particulièrement ?

C’est toujours la dernière œuvre, celle avec laquelle je viens de passer le plus de temps et dans laquelle se concentrent mes recherches et préoccupations du moment.

L’œuvre d’un confrère que vous auriez aimé créer ?

Les œuvres classiques de Hieronymus Bosch me fascinent ainsi que les œuvres pop-surréalistes de l’américain Mark Ryden.

Et la technique ?

J’utilise l’huile et l’acrylique pour leur capacité à créer de la profondeur, de la texture et une illusion presque tangible.

Les techniques classiques comme le trompe-l’œil me permettent d’ancrer le spectateur dans une réalité visuelle forte, avant de l’emmener vers une lecture plus symbolique et narrative.

L’endroit préféré pour créer ?

Dans mon atelier ou un lieu calme avec de la musique.

La source de vos inspirations ?

La nature elle-même, bien sûr, mais aussi les sciences naturelles, les motifs biologiques, les récits mythologiques et la peinture classique. Je m’inspire autant de ce que j’observe que de ce que j’imagine.

Des conseils pour les débutants ?

Observer attentivement, avec patience. Ne pas chercher à suivre les tendances de l’art contemporain. Et surtout, rester sincère dans son art et dans ce qui nous parle.

Le pire des dangers pour la vie sauvage ?

Malheureusement l’être humain ! Maia il y a aussi un danger plus discret : l’indifférence. Lorsque la nature devient abstraite, lointaine, elle cesse d’être protégée.

Une suggestion pour sensibiliser le grand public ?

L’art, l’éducation, et la culture peuvent reconnecter les individus au vivant en suscitant l’émotion plutôt que la culpabilité.

Plutôt optimiste ou pessimiste pour l’avenir ?

Lucide mais pas résigné. Il existe une prise de conscience croissante, notamment chez les jeunes générations qui est encourageante.  Mais nous n’avons plus beaucoup de temps pour réagir et apporter de vrais changements.

Les grands sommets internationaux sont-ils efficaces ?

Ils sont importants mais probablement insuffisants. Les décisions globales doivent être accompagnées d’actions locales, culturelles et surtout individuelles.

Pour conclure ?

L’art ne sauvera pas la planète à lui seul, mais il peut changer notre manière de la regarder. Et parfois, changer un regard, c’est déjà transformer une relation.

Distinctions & Parutions

Expositions

2025
Salon National des Artistes Animaliers, Bry-sur-Marne, France
5th Annual Exhibition, Tom Cox Gallery, Londres
London Biennale, exposition collective, Gagliardi Gallery, Londres

2024
Symphonie Sauvage, exposition solo, Espace Culturel Jean de Joigny, France

2023
Art of Love, installation artistique immersive pour la campagne Love Unboxed, Pandora, Londres
• Exposition collective d’été, Adlib Gallery, Londres

2022
Mirabilia Naturae, exposition personnelle, Musée Jean Larcena, Val d’Ocre, France
Wild and Wonderful, exposition collective, 508 Gallery / Bobcat Gallery, Londres

2021
The Other Art Fair, Saatchi Art, Londres

2020
Forces, exposition collective, Art Number 23, Athènes
Relationships: An Artist’s Perspective, exposition collective, BOS Gallery, Dublin

2019
• Fresque, Musée de La Poste, Paris
The Other Art Fair, Saatchi Art, Los Angeles

2018
The Other Art Fair, Saatchi Art, Londres

2017
The Other Art Fair, Saatchi Art, Bristol
Flourish, exposition collective, Chelsea Fringe, Londres
• Talented Art Fair, Londres

2016
Codes of Faith, exposition collective, Laura I Gallery, Londres

 

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