Eoliennes en mer & biodiversité : résultats de l’expertise scientifique Ifremer-CNRS

Au cœur des stratégies de décarbonation et de souveraineté énergétique, l’éolien en mer occupe une place croissante dans les politiques publiques françaises et européennes. Son développement peut toutefois affecter des écosystèmes côtiers déjà soumis à de multiples pressions et confrontés à l’érosion de la biodiversité.

Dans ce contexte, les décideurs publics ont besoin de pouvoir s’appuyer sur la connaissance scientifique. Mandatés par les ministères en charge de l’énergie, de l’écologie et de la mer, l’Ifremer et le CNRS ont conduit une expertise scientifique collective afin d’établir l’état des connaissances sur les effets des parcs éoliens en mer sur la biodiversité marine et les socio-écosystèmes marins et côtiers, en appui aux missions portées par l’Observatoire national de l’éolien en mer (ONEM). 

Fondée sur une revue systématique de la littérature scientifique internationale, cette expertise identifie les effets aujourd’hui documentés, les principales incertitudes ainsi que les mesures d’atténuation étudiées dans la littérature. Elle apporte ainsi un socle de connaissances indépendant destiné à éclairer la décision et le débat publics sur le déploiement de l’éolien en mer. 

Au total, l’ESCo éoliennes en mer & biodiversité a analysé dix pressions exercées par les parcs éoliens en mer, susceptibles d’affecter la biodiversité au cours des différentes phases de développement des projets, de la construction au démantèlement : 

  • Les structures en tant qu’obstacles physiques au déplacement (effet barrière et collisions)

  • L’introduction de substrats durs artificiels (effet récif)

  • La modification des habitats benthiques 

  • La modification des habitats pélagiques 

  • Les émissions de substances chimiques 

  • Les émissions sonores

  • Les autres énergies introduites dans le milieu : champs électromagnétiques, lumière artificielle, chaleur

  • Les pressions à l’échelle des paysages marins

  • L’introduction d’espèces non indigènes

  • La modification des activités de pêche (effet réserve) 

L’article complet à lire sur le site du CNRS : cliquez ici