Effraie d’agences.
Ce jeudi, les employé·es des établissements publics de la transition écologique et sanitaire manifestent sur la place des Invalides, à Paris. Si le gouvernement a renoncé au projet contesté de réforme de l’Agence de la transition écologique (Ademe), elles et ils protestent contre la baisse de moyens et d’autonomie scientifique qui les menace.
«Plus de tutelle, moins d’expertise de proximité, moins de moyens, moins d’autonomie.» Didier Gabarda Oliva, délégué syndical CGT de l’Agence de la transition écologique (Ademe), dresse une longue liste des pressions que subissent les établissements publics. De Santé publique France (SPF) à l’Ademe, en passant par l’Office français de la biodiversité (OFB) ou encore Météo-France, les salarié·es de toutes ces agences s’insurgent contre la remise en cause de leurs missions par le gouvernement. Ce jeudi, un collectif intersyndical organise une manifestation sur la place des Invalides, à Paris.
Selon les syndicats, nombre de ces établissements voient leur budget diminuer. Entre 2013 et 2024, 30% des effectifs de Météo-France ont été supprimés ; quant à l’Ademe, son Fonds vert notamment destiné à l’adaptation des écoles et des hôpitaux au réchauffement climatique a été réduit de 20% début juin. (…)
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Dans le même temps, l’OFB ouvre une plateforme pour signaler les comportements « inappropriés » de ses agents
Dans un contexte de fortes tensions entre agriculteurs, chasseurs et la police de l’environnement, l’Office français de la biodiversité a dévoilé le 1er juillet un outil en ligne permettant de signaler un comportement reproché à l’un de ses agents (pour soi-même ou pour un tiers). Les signalements, non anonymes, seront étudiés sous trois mois par l’inspection générale de l’OFB, qui pourra les transmettre à la justice en cas de délit.
Pas certain que cela apaise les tensions…

