Une participation du public au renouvellement pour trois ans de la liste des espèces animales (4 mammifères et 5 oiseaux) considérées comme « Susceptibles d’Occasionner des Dégâts » (les « ESOD », anciennement appelées nuisibles), est organisée jusqu’au 30 juillet par le ministère de la transition écologique.
L’inscription d’une espèce sur cette liste entraîne des destructions illimitées, toute l’année, par tir, piégeage et déterrage, qui s’ajoutent à celles pratiquées au titre de la chasse car ces mêmes espèces font également partie de la catégorie « gibier ».
Parmi elles, le renard est le plus visé. Chaque année, du fait de ce double classement (ESOD et gibier), plus de 10 000 individus peuvent être détruits sur un seul département.
Sur l’ensemble de la France, plus d’un demi-million de renards sont ainsi décimés chaque année dans ces conditions. Ce n’est pas de la « régulation » comme le prétend le ministère, mais une hécatombe programmée. Une gestion incontrôlée et incontrôlable qui renie aussi les apports inestimables de cette espèce dans nos écosystèmes.
Cette réglementation est logiquement dénoncée depuis des décennies. Récemment, plusieurs études (Muséum national d’histoire naturelle, Inspection générale du développement durable) ont aussi démontré son inadaptation à l’objectif affiché : prévenir les dommages aux cultures. En 2025, le Conseil d’Etat a pour sa part jugé illégal le classement de la martre sur cette funeste liste.
Le communiqué complet du Pôle Grands Prédateurs et de l’AOMSL (Association Ornithologique et Mammalogique de Saône-et-Loire)

