Photographes animaliers

Cyril RUOSO

Photographe de la vie sauvage, dans mon potager comme au bout du monde, je tente de célébrer la vie sous toutes ses formes, avec émerveillement et humilité. Souvent en pérégrination à la frontière de l’humanité en côtoyant nos cousins primates, je me fais aussi porte-parole des sales gueules et des mal aimés. J’aime ceux que nous appelons des monstres, quel bonheur de photographier la salamandre géante du Japon ou les silures prognathes de la Loire!

Comme n’a jamais dit Lao Tseu « Apprenons en regardant et regardons pour apprendre! »

C’est derrière un appareil photo que Cyril Ruoso a su concrétiser sa passion pour la nature. Il parcourt le monde à la recherche d’histoires de tous poils, plumes ou écailles à nous faire partager dès 1989, il n’a alors que 19 ans. Mais une rencontre avec les orang-outans de Bornéo va orienter son travail de photographe–reporter vers les forêts tropicales et surtout vers nos cousins primates.

Mais les primates ne sont pas son unique centre d’intérêt. A travers ses photos, il nous entraîne aussi dans l’intimité d’un bestiaire tantôt exotique tantôt familier, des varans de Komodo, aux hirondelles de cheminée. Les humains ne sont pas absents de son travail photographique : il nous fait partager le quotidien des chercheurs ainsi que celui de ceux qui luttent pour préserver notre environnement et s’attache à explorer les liens complexes qui nous unissent à la nature.

Ses photographies sont diffusées par les agences : MINDEN PICTURES (USA), Nature Picture Library (UK) et BIOSPHOTO(France).

Plus récemment Cyril est devenu cameraman et réalisateur de documentaires animaliers en adaptant certains de ses reportages photographiques. L’aventure se poursuit désormais sur deux jambes, celle de la photographie et celle de la vidéo mais jamais concomitamment.

A lire ici un reportage sur une expérience mouvementée avec un gorille sur le site du Nouvel Obs, et ici sur le site de Paris Match sur l'histoire d'une photo

 

 

Entretien avec...

Distinctions & Parutions

Il a reçu le 1er prix du Wildlife photographer of the year en 2008 dans la catégorie "comportement de mammifère".

Finaliste du même concours en 2016, catégorie Reptiles, Amphibiens et Poissons avec ces 2 images :

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Expositions

Son travail a fait l’objet de nombreuses expositions. Dernièrement, une exposition sur le thème de la forêt tropicale a été conçue pour la fondation prince Albert II de Monaco ainsi qu’ "Il pleut, il mouille" exposition photographique et pédagogique à l’attention des enfants sur le thème de l’eau, réalisée pour « Les enfants de la mer » et l’AFPAN.

Richesse

Cyril a également  a réalisé de nombreux reportages dont :

A nouveau terre de gorilles
Les derniers gorilles des plateaux Batékés gabonais disparaissaient il y a une vingtaine d’années, décimés par le braconnage. Aujourd’hui grâce à son isolement géographique, ce plateau a été choisi comme un lieu de réintroduction à grande échelle. Ce paysage mosaïque où savane et forêt alternent pourrait abriter et nourrir une population de 500 gorilles.

Désormais, 25 Gorilles - des individus rescapés du trafic ou nés en captivités - foulent à nouveau le sol des
plateaux Batéké. Il aura fallu 20 ans de persévérance, pour permettre à la fondation Aspinall d’initier cet ambitieux projet.

Le gang des babouins
Dans les alentours de Cap Town, en Afrique du Sud, les conflits entre babouins et Hommes prennent des proportions inégalée jusqu’alors. Bénéficiant d’un statut de protection dans la péninsule du cap depuis 1999, la population de babouins qui était autrefois en déclin, s’est désormais reconstituée. Forts de cette immunité, les singes ont rapidement découvert les avantages de la vie citadine. L’eau y est toujours abondante, la nourriture accessible que ce soit le jour des poubelles où à l’intérieur des maisons, certains vont même au marché ou au supermarché afin d’y faire régulièrement leurs courses. En plus du couvert, ces nouveaux territoires offrent un gîte avec vue sur la mer grâce aux nombreuses résidences secondaires.
Bref, une situation qui est vécue comme un enfer pour certains, un désagrément tolérable qui est la contrepartie de la beauté naturel des lieux pour d’autres.

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