Les médiatiques

HULOT Nicolas

Nicolas Hulot, né en 1955 à Lille, est un journaliste-reporter, animateur-producteur de télévision et écrivain français.

À la suite de la renommée de sa célèbre émission télévisée "Ushuaïa", (septembre 1987 à janvier 1996, pour un total de 300 numéros hebdomadaires) et de Opération Okavango (février 1996 à juin 1997), il s'engage plus avant dans la protection de l'environnement et la sensibilisation du grand public sur les questions écologiques.

En 1990, il crée la Fondation Ushuaïa qui devient, en janvier 1995, la Fondation Nicolas-Hulot pour la Nature et l'Homme puis en 2011, la Fondation pour la Nature et l'Homme. Après avoir envisagé sa candidature à l’élection présidentielle de 2007, pour que les questions écologiques urgentes pèsent dans la campagne électorale, il se retire en janvier 2007, après la signature du "Pacte écologique" par la plupart des candidats des partis « de gouvernement ». Candidat à la primaire présidentielle écologiste de 2011 en vue de l'élection présidentielle française en 2011, il est battu.

En décembre 2012, il est nommé  envoyé spécial pour la protection de la planète par le président de la République, François Hollande, mission bénévole dont les objectifs sont notamment de sensibiliser, informer et mobiliser la communauté internationale sur les échéances écologiques et les moyens d'y faire face.

Critiqué par une partie du mouvement écologiste français comme trop consensuel, il est le coauteur d’un film réalisé avec Jean-Albert Lièvre sorti en octobre 2009, "Le syndrome du Titanic", dont le discours, portant sur la question de l’« urgence écologique », est perçu comme une radicalisation par certains journalistes.

Les émissions de Nicolas Hulot, "Ushuaïa", sublimant la beauté de la nature dans les espaces sauvages et les merveilles du monde animal et végétal, ont été d'une importance capitale pour toute une génération de téléspectateurs et téléspectatrices de tous les âges durant une décennie.

Nicolas Hulot nous explique ici brièvement les enjeux de la COP21

20 Minutes, 27/11/15, Propos recueillis par Audrey Chauvet

Nicolas Hulot compte sur les chefs d’Etat pour prendre des décisions indispensables lors de la Conférence sur le Climat qui s'ouvre le 30 novembre à Paris…
« Osons ! » : le cri lancé par Nicolas Hulot à l’approche de la COP21, la conférence sur le climat qui s’ouvre ce lundi à Paris, a été entendu. La pétition appelant les chefs d’Etat à agir contre le réchauffement climatique a recueilli plus de 630.000 signatures depuis début octobre et le livre du même nom s’est écoulé à 40.000 exemplaires. Un succès qui laisse préfigurer celui de la conférence sur le climat, dont l’objectif est de parvenir à un accord pour limiter le réchauffement climatique à +2°C ? Nicolas Hulot reste optimiste.
Après les attentats qui ont frappé Paris, pensez-vous que les Français aient envie d’entendre parler de climat en ce moment ?
Il n’y a pas forcément un contexte favorable à cause d’une inquiétude légitime. D’où la nécessité de faire beaucoup de pédagogie et la classe politique a ici un rôle à jouer : expliquer que ce qui se joue à la COP21 n’est pas simplement un enjeu environnemental, mais que ça conditionne aussi la sécurité et la paix. Il ne faut pas abandonner ce sujet aux initiés. Les Français seront plus impactés par ce qui sera décidé lors de la COP21 que par la prochaine élection présidentielle.
L’annulation des grandes manifestations pour des raisons de sécurité a été dénoncée par certains activistes comme une manière de faire taire la société civile. Qu’en pensez-vous ?
C’est une immense bêtise de penser ça. Je comprends cette frustration et cette COP n’aura pas le même visage. Mais je ne prendrai pas le moindre risque d’exposer qui que ce soit et de braver cette interdiction. Il y a tellement d’autres possibilités aujourd’hui de se manifester : la pétition « Osons » est toujours valide et si nous atteignions le million de signatures, ce serait aussi très important. Le site www.march4me.org qui a été mis en place par plusieurs ONG permet de marcher par procuration dans le monde entier. Nous pouvons aussi, pendant toute la durée de la COP, arborer un cœur vert en écrivant dessus « Solidarité climat ». Soyons imaginatifs.

Vous répétez depuis longtemps que pour sauver le climat il faut changer radicalement nos modes de vie. Aujourd’hui, qui avez-vous encore du mal à convaincre de franchir le pas : les citoyens, les gouvernements, les entreprises,…?
Les citoyens accompagneront le changement dès lors qu’ils sentiront qu’il y a de la cohérence et que leurs choix de consommation ne seront pas économiquement pénalisés. Ce qui est plus compliqué, c’est que l’enjeu est universel : si une partie de l’humanité s’en exonère, ça ne sert à rien. On a déjà reçu 173 engagements de pays très différents donc les choses sont en marche mais demander à l’humanité de renoncer à exploiter 70 % des réserves d’énergie fossile reste complexe. Pourtant, si nous n’y renonçons pas, le monde va s’embraser et il n’aura échappé à personne que les braises sont déjà particulièrement rouges.
Vous travaillez avec François Hollande sur le climat depuis son élection. C’est un bon allié pour vous ?
Honnêtement, c’est un allié inespéré compte tenu - il l’a reconnu lui-même et ce n’est pas lui faire injure - que sa sensibilité et sa réflexion n’étaient pas très importantes sur ce sujet. Qu’un pays comme la France prenne le leadership sur la diplomatie climatique, ça n’a pas de prix. Que la France, alors que les autres pays s’étaient défilés, accueille la conférence climat avec ce que ça engage comme coûts économiques, humains, diplomatiques, il fallait le faire. Tout ce travail qui a été fait pendant trois ans avec le président, le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius, la diplomatie française et bien d’autres, n’est pas étranger au fait qu’il y ait une telle mobilisation internationale.
Est-ce que vous pouvez nous donner une bonne nouvelle de la planète ?
Je pense que la bonne nouvelle c’est que l’humanité va se rassembler à Paris. Ce qui va se produire ici dans quelques jours est historique et génère un espoir incroyable. A la charge des chefs d’Etat, s’ils ne veulent pas que les citoyens s’éloignent encore plus de la politique, de ne pas décevoir cet espoir.

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