Chaque jour un peu plus, les médias soulignent nos désaccords et nos guerres fratricides, ouvrant des fossés haineux toujours plus profonds entre nous, au point que le dialogue qui doit nécessairement présider à la conduite de notre société et à son insertion parmi les autres vivants semble impossible. Pourtant, nous sommes tous soumis aux mêmes lois de la physique et de la biologie et, ces lois, qui conditionnent la dynamique de la vie, sont indépendantes des opinions politiques, religieuses, philosophiques ou personnelles
Et si nous regardions d'abord ce qui nous réunit ? Qu’avons-nous en commun ? Quel est notre plus petit dénominateur commun sur lequel construire un dialogue ?
Nous sommes faits de la même EAU qui irrigue chacun des êtres vivants d’une planète, à ce jour, unique dans tout l’univers connu, la planète EAUcéan. Cette merveilleuse planète a des limites. Et il n’y a pas de planète de rechange, de biosphère de secours. Notre avenir, notre sort, sont donc irréductiblement liés.
Notre histoire est également commune : chacun de nous est le fruit d’une co-évolution lancée il y a 3,8 milliards d’années. Soyons-en convaincus, nous serions autres, ou nous ne serions peut-être pas, sans cette coévolution qui nous lie irréductiblement à chacun de nos autres partenaires de vie actuels. Ce sont ces liens qui nous définissent, nous construisent, et nous permettent de vivre sur une planète habitable. Chacun de nous, chaque être vivant, est une convergence de ses interdépendances. Ce sont ces liens qui tissent la toile du vivant d’autant plus résiliente que la diversité de ces liens est riche, d’autant plus friable que la diversité des espèces s’effondre.
Nos vies sont éphémères, et chacun d’entre nous souhaite transmettre à sa descendance ce qui lui est le plus cher, ce qui lui parait le plus essentiel pour bien vivre.
C’est souvent au sujet de ce legs que nos avis divergent : plus ou moins long terme, plus ou moins collectif, plus ou moins ambitieux… Quel monde pour nos enfants ? Il n’y a pas d’autres questions. C’est ce dont nous devons débattre en partant des fondamentaux qui nous unissent.
Au sein de notre association, Longitude 181, La voix de l’océan, nous sommes des gens de mer. Les embruns, l’odeur salée des algues, le clapotis et le fracas des vagues, l’apesanteur vertigineuse du grand bleu, la foisonnante diversité du peuple de l’océan coulent dans nos veines, nourrissent notre âme. Nous souhaitons du fond du cœur partager avec vous l’enthousiasmante puissance de vie de l’Océan, afin que, à votre tour bouleversé, vous rejoigniez notre socle commun pour penser un monde habitable et joyeux, un monde où la diversité, les égards envers chaque être vivant, la beauté, l’harmonie seraient les indicateurs qui président à la conduite de nos sociétés.
Joignez votre voix à celle de l’océan
François Sarano, président, cofondateur de Longitude 181 – la voix de l’océan.

