Photographes animaliers

Baptistin LEGEAY

Aujourd’hui âgé de 26 ans, j’ai toujours voulu en apprendre sur les espèces autour de chez moi et surtout les observer.

Pour mon dix-huitième anniversaire, j’ai obtenu mon premier appareil photo. Cela m’a alors poussé à aller arpenter la forêt juste derrière chez moi, vers Pont-à-Mousson et à réaliser mes premiers affûts.

C’est lors de ma première rencontre avec une harde de sangliers, alors inconsciente de ma présence derrière mon filet de camouflage, que la passion est née : la sensation ressentie lorsqu’on assiste à des moments de vie d’espèces sauvages est indescriptible.

Depuis, je travaille en tant qu’écologue fauniste et mon temps libre est dédié à la prospection ainsi qu’aux affûts pour observer la vie intime des différentes espèces qui nous entourent.

Entretien avec...

Votre rapport avec la faune

Pourquoi avoir choisi l’animal sauvage comme thème privilégié ?

A la base je ne suis pas très photo mais les animaux sauvages m’ont intéressé dès mon enfance au travers des livres natures et autres reportages. Par la suite, prendre un appareil lors de mes sorties m’a conduit à en apprendre davantage sur la vie sauvage de manière à pouvoir les observer et les photographier.

Un élément déclencheur ? 

Ce sont les vidéos de la série « Animalis » du vidéaste Le Grand JD avec le photographe Fabien WOHLSCHLAG qui m’ont fait découvrir les affûts photo et de manière plus générale la photo animalière lorsque j’étais adolescent.

J’ai tout de suite eu envie de tenter moi-même des affûts dans la forêt derrière chez moi et j’ai ainsi commencé à observer renards, chevreuils et sangliers.

Je pensais que la photographie animalière était réservée à une sorte d’élite avec d’énormes objectifs à bords de 4x4 au Kenya ou en Tanzanie, mais les observations que ces deux gars faisaient de la faune locale avec une éthique naturaliste la plus respectueuse possible m’a tout de suite séduit.

Une belle émotion ou rencontre avec la faune ? 

Dur d’en citer une seule mais ce qui me vient à l’esprit c’était un bivouac dans le Jura, avec le croule de la Bécasse des bois au crépuscule, la Chouette de Tengmalm qui chante au loin avant de se glisser dans la tente, les hurlements des loups au beau milieu de la nuit et au petit matin, la Gélinotte qui chante à proximité de la tente. Un moment magique que nous avons passé ensemble ma copine et moi.

Votre animal de prédilection ? Celui après lequel vous courrez ?

Ces dernières années je me suis beaucoup consacré à la recherche des petites chouettes de montagnes dans les Vosges, notamment la Chevêchette dont j’ai enfin trouvé des loges et pu suivre une saison de reproduction des accouplements jusqu’à l’envol des jeunes.

La photographie animalière

Votre photo à laquelle vous tenez particulièrement ?

Cette photo du Grand Hamster prise en Alsace symbolise un travail sur plusieurs printemps pour une espèce rare et discrète que l’on ne trouve qu’ici dans le pays. Tout était aligné ce jour-là : le décor, la scène et la présence d’un joli mâle qui s’est dressé sur ses pattes arrière au milieu de tout ça.

La photo animalière d’un confrère que vous auriez aimé prendre ?

J’aime beaucoup les photos d’Agnieszka Florczyk, une photographe polonaise qui fait essentiellement ses clichés autour de la Grue cendrée et des ambiances qui l’accompagnent sur ses dortoirs.

Votre « terrain de jeu » préféré ?

De manière générale la forêt, mais j’aime aussi les cours d’eau. Hormis les nombreux moustiques, c’est des affûts où il se passe toujours quelque chose et qui sont très relaxants.

Biodiversité

Le pire des dangers pour la vie sauvage ? (climat, déforestation, pollution, braconnage…)

Tous ces dangers sont bien connus aujourd’hui mais ce qui est consternant par chez moi c’est l’omniprésence du maïs en plaine, un désert biologique qui rend la plaine d’Alsace complètement vide de vie.

Pourtant, cette plaine semblait autrefois riche en biodiversité avec de nombreuses espèces exigeantes comme l’Outarde canepetière, le Hibou de marais, le Courlis cendré et bien sûr le Grand Hamster, dont les populations sont minuscules et sous perfusion.

Distinctions & Parutions

Grand prix du jury au festival Déclic nature de Blainville-sur-l’eau (6ème édition)

Expositions

  • La faune de Lorraine à l’Hôtel de Ville de Pont-à-Mousson, janvier 2023
  • « Le Hamster d’Alsace » :
    Festival Lorraine Photo Nature à Morhange en mars 2024

    Salon Photo Nature à la Wantzenau en novembre 2024

    Festival Natur’Images à Tignécourt en avril 2025

    Festival Pixel Nature à Barr en septembre 2025

    Festival international de la photo animalière et de la nature de Montier en Der en Novembre 2025

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