Beaucoup d’animaux comprennent la mort. Une multitude de comportements complexes et de réactions très fortes lui sont associés, depuis la difficulté à abandonner un congénère ou un bébé mort jusqu’à certaines formes d’autodestruction, en passant par la mort simulée pour échapper à un prédateur. Beaucoup d’espèces identifient aussi certains signaux indiquant la mort d’un congénère. Certaines fourmis associent ainsi des odeurs spécifiques à l’absence de signes vitaux chimiques et comprennent qu’un congénère est mort. Des poissons comme les lamproies marines ou les requins fuient les odeurs de tissus en décomposition.
Si les animaux comprennent la mort, en ont-ils pour autant une conception abstraite ?
E. P. Les animaux ont-ils une intelligence de la mort au sens large, impliquant les notions de conscience et d’irréversibilité ? On ne le saura sans doute jamais avec certitude, parce qu’on ne sera jamais dans leur tête. Néanmoins, quand on voit les réactions parfois très fortes des chimpanzés, par exemple, face à la mort d’un congénère, on est en droit de supposer qu’ils ont perçu que la mort de l’autre était irréversible. Dans ce sens-là, oui, j’associe ces comportements à des critères d’intelligence. (…)
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