DELFOUR Julie

Nationalité Française
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  • Félin
  • Arts
  • Dessin
  • Illustration
  • Sculpture

A propos

Artiste naturaliste engagée, auteur, chercheur, Julie Delfour a de multiples cordes à son arc.

Tout a commencé par une passion d’enfance : observer et comprendre l’animal ; l’appréhender en lui-même et sous les différentes facettes de ses rapports avec l’homme. Cette passion a grandi, a mûri et s’est « ramifiée » avec le concours de deux autres passions : l’écriture et les arts plastiques. Dès le plus jeune âge, je réalisais au feutre de petits livres et journaux illustrés destinés à mes premiers lecteurs : mes parents ! J’ai ensuite pris la plume pour évoquer ce qui me fascine, les bêtes et leurs comportements, et pour défendre le vivant sous toutes ses formes, y compris celles que l’on n’aime pas de prime abord, que l’on qualifie souvent de « nuisibles » parce qu’elles nous paraissent inutiles, laides ou insignifiantes.

Ainsi, l’amour de l’écriture, celui des arts et celui de la nature sont demeurés au cœur de mon parcours personnel et professionnel. J’ai commencé à expérimenter différentes techniques d’illustration, de dessin et de peinture, naviguant du fusain à la mine de plomb, des craies à la pierre noire, de l’huile à l’acrylique, des encres aux aquarelles en passant par les pastels et la gouache… Avec le goût d’être dans la nature et de photographier les espèces animales, contemplant leurs attitudes et surprenant leurs plus intimes mouvements, grandissait l’envie de saisir ces mouvements ; d’en capter l’essence et de la retraduire en volumes.

Illustration, dessin, sculpture… Autant de moyens d’expressions au service d’un même désir qui s’est approfondi et structuré avec le temps : associer aux approches littéraire et scientifique une approche artistique et plastique. Ces approches sont en effet capables de se répondre et de se compléter pour exprimer la beauté et la fragilité – l’âme du monde animal.

Expositions

Juillet-août 2012 : sculptures animalières, Galerie Bernard Jobin, Arc-et-Senans.
7-10 septembre 2012 : Salon d'art contemporain "Franchement Art", Villefranche sur Mer.
Septembre-décembre 2013 : dessins, Restaurant "Le château de Camille", Auch.
Avril 2013 : "Félins", dessins, Restaurant "La Table de Marlène", La Rotonde du Lac, Vichy.
4-8 décembre 2013 : Salon du dessin et de la peinture à l'eau, Art en Capital, Grand Palais, Paris.
1er-29 mars 2014 : exposition collective "Les Arts bourbonnais", Médiathèque, Vichy.
7-9 mars 2014 : 8e rencontres artistiques Monaco-Japon, Auditorium Rainier III, Monaco.
28 mars-10 avril : sculptures, Galerie Thuillier, Paris 3e.
5-8 juin 2014 : dessins et sculptures, Festival international d’arts Nature "Cœur de France", château d’Ainay le Vieil.
10 juillet-10 septembre 2014 : peintures, "L'éléphant", Musée François Pompon, Saulieu.
22 août-7 septembre 2014 : Festival international du portrait animalier, château de Beauregard.
25-30 novembre 2014 : Salon du dessin et de la peinture à l'eau, Art en Capital, Grand Palais, Paris.

7 - 22 mars 2015 : Chateau de Ladoucette, Drancy : ici

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Nouveau livre : Les chats de Lamu

Rencontre

Racontez-nous votre parcours de vie en quelques étapes

Après 40 ans de tours et détours, si je dois faire un bilan, j’ai au fond toujours écrit et dessiné pour parler des animaux : de petits livres cousus à la main, des journaux illustrés… Quant à l’amour de la nature, il a grandi auprès de ma grand-mère. On passait de longs dimanches à construire des cabanes et à faire des « pique-niques » en pleine jungle… juste derrière la maison ! Puis sont venus les animaux blessés soignés dans ma chambre transformée en infirmerie, les chiens et les chats recueillis… Tout ce qui a suivi n’a été que la transposition, dans les études puis la vie professionnelle, de ces premiers moments.

Quels sont vos maîtres à penser, vos références culturelles ?

Le premier grand penseur à m’avoir marquée a été Lévi-Strauss. J’aimais cette curiosité débordante, cette ouverture d’esprit et cette façon d’aller, sans barrières ni idées préconçues, à la rencontre du monde.

Pourquoi l’animal sauvage ?

Justement, parce qu’il est sauvage ! C’est-à-dire in-domesticable. J’aime ces animaux qui restent à bonne distance de l’homme, à la marge, et qui souvent nous agacent ou nous inquiètent parce que nous n’avons pas réussi à leur imposer notre pouvoir.

Si vous en étiez un ?

Un chat ! Parce qu’il reste toujours un peu sauvage. Ou alors un ver de terre, pour voir comment c’est de vivre sous la terre, sous nos pieds…

La plus belle rencontre ?

C’était en Afrique, aux Comores. Je nageais loin de la côte avec palmes, masque et tuba, et un T-shirt pour ne pas prendre de coups de soleil. Alors que j’avançais doucement, un minuscule poisson est venu se caler dans les plis de mon T-shirt et m’a servi de poisson-pilote pendant tout le reste de la plongée. J’étais tellement émue que je ne suis rentrée que très tard, après avoir nagé pendant de longues heures, très déçue de devoir abandonner mon nouvel ami.

Votre Spot préféré ?

Mes lieux préférés sont souvent anonymes, peu connus et peu touristiques. Alors pour qu’ils le restent, je préfère garder le secret ! Les chasseurs de champignons ne vous diront jamais leurs bons coins, alors…

Le lieu mythique où vous rêvez d’aller ?

Je voudrais un jour aller en Inde, pour les couleurs particulières de ce pays, et la relation que les hommes y entretiennent avec les animaux.

L’œuvre illustrer le mieux votre parcours ?

Je pense au film « Into the wild », merveilleuse et triste aventure de cet homme en quête d’absolu et de nature, avec ses doutes, ses errances, ses épreuves et ses blessures. Et avec toujours l’envie de suivre son chemin et ses rêves, de ne pas renoncer.

Vous utilisez un matériel particulier dans votre activité ?

Je ne travaille pas directement dans la nature mais je m’en imprègne au fil de promenades. J’écoute, j’observe, je prends des photos. J’aime travailler l’acrylique pour ses couleurs vives, mais aussi les encres ou le crayon.

Quel conseil à un débutant ?

Il ne faut pas perdre confiance. Continuer malgré les embûches, même si on se sent parfois très seul. Si on est bien sur sa voie, il faut la suivre, ne pas lâcher.

Un animal disparu revient, lequel ?

Pourquoi pas un dinosaure, parce que c’est à la fois un animal disparu et un animal qui pour nous, aujourd’hui, est devenu un animal fantastique !

Une initiative prise ou à prendre en faveur de la faune sauvage?

Tout ce qui peut l’aider à moins souffrir de l’avancée de nos infrastructures : crapauducs, corridors écologiques, trames vertes…

Une association qui vous tient à cœur ?

Toutes les associations ont ce but commun, très noble, de vouloir venir en aide aux espèces animales, et toutes me tiennent donc à cœur. Si je devais en citer une, ce serait l’association Les animaux dans la ville de Vichy, pour le dévouement de ses bénévoles.

Pour conclure, vous disparaissez ce soir, qu’aimeriez-vous laisser comme dernier message ?

Pouvez-vous venir donner à manger à mes chats ?!!!