Plusieurs associations – ASPAS, LPO, NATURE ENVIRONNEMENT 17, NATVERT et ONE VOICE – se mobilisent pour s’opposer à la période de vénerie sous terre des blaireaux décrétée par la Préfecture de Charente-Maritime !
Chaque année, la Préfecture prévoit une période complémentaire de vénerie sous terre (qui s’ajoute à la période de chasse) pour tuer des blaireaux.
Si de nombreux départements reculent ou annulent cette période, il n’en est rien en Charente-Maritime !
Cette pratique, particulièrement cruelle, consiste à déterrer les blaireaux entre mi-mai et mi-septembre, alors que le blaireau est déjà chassé pendant toute la période de chasse du 15 septembre au 15 janvier.
Le déterrage est :
– Une méthode violente – pinces, barres à mines, pioches, chiens, …qui entraîne stress et souffrance des animaux
– Une menace pour la survie jeunes blaireaux, encore dépendants de leur mère
– Une atteinte aux autres espèces cohabitant avec le blaireau, dont certaines sont protégées (chauves-souris, salamandres…)
– Une absence de justification écologique : le blaireau, espèce indigène ayant toute sa place sur notre territoire, ne pullule pas lorsqu’il n’est pas chassé
– Une pression supplémentaire sur une espèce déjà victime de la destruction de ses habitats et de la circulation routière.
De plus :
Le 24 février 2026, la cour administrative d’appel de Bordeaux a tranché en faveur des associations de défense du blaireau, considérant que cette période correspond à une phase où les jeunes sont encore dépendants de leur mère. Or, la loi interdit de tuer ou mettre en danger les petits d’une espèce.
Une consultation publique est actuellement en cours.
Tout le monde peut y participer et donner son avis jusqu’au 28 mai 2026.
Ensemble, faisons entendre une voix forte pour la protection des blaireaux.
15 mai : journée mondiale du blaireau : Rejoignez le mouvement pour les blaireaux !


