Photographes animaliers

LESUEUR Franck

A l’âge de 16 ans j’ai vu une projection de diapos et j’ai été complètement fasciné. Mon premier achat a donc été un projecteur.

J’utilisais l’appareil familial (un compact) pour « alimenter » le Prestinox. Peu satisfait de la qualité des dias, j’ai acheté mon premier réflex, un FUJICA AX-3 et son 50 mm. J’ai suivi par la suite des cours par correspondance en photo (CAP photo) afin d’approfondir mes connaissances. J’ai fréquenté très assidument un magasin photo de ma région, ma « seconde maison », comme le définissaient mes parents.

Tout s’est enchainé ; le labo noir et blanc et couleurs (cibachrome) sur la baignoire de la salle de bain, le matériel a également très vite évolué, j’ai acheté mon premier NIKON (Nikon FA) et plus de 30 ans après je suis resté fidèle à la marque !J’ai toujours aimé la nature et plus particulièrement la montagne.

Dès mes débuts photo je me suis naturellement orienté vers le milieu montagnard, avec ses bouquetins et ses marmottes. Problème : c’était seulement pendant les grandes vacances !

Dès que j’ai été « motorisé » (à 18 ans) je me suis donc tourné vers le plus proche milieu naturel près de chez moi : La Baie de Seine.

Dans les marais j’ai fait la connaissance d’un photographe animalier, Philippe Sabine, la machine était lancée…

Et plus de 30 ans après je suis toujours autant passionné.

 

INTERVIEW

POURQUOI L'ANIMAL SAUVAGE?

J’ai toujours été attiré par la faune sauvage et les grands espaces. J’aime particulièrement me retrouver dans la nature, quelque soit le pays et l’endroit.

UN MAÎTRE À PENSER? 

Un photographe qui m’a particulièrement marqué à mes débuts, il y a plus de 30 ans… Jean Loup Sieff (http://www.jeanloupsieff.com) sans doute par son approche décalée de la photo : réussir à en vivre sans vraiment se prendre au sérieux. Sans oublier son sens de l’esthétisme et de la composition due en partie à l’utilisation du grand angle.

UNE ŒUVRE MARQUANTE? 

Pas une mais plusieurs. J’apprécie le travail de plusieurs photographes bien sûr, mais si je devais retenir une seule chose assez récente je dirais le film de Jean-Michel Bertrand : « la vallée des loups ».

SI J'ÉTAIS UN ANIMAL SAUVAGE?

Un animal invincible… Pour approcher la faune sauvage sans se faire « repérer » et se fondre dans la nature…

UNE BELLE ÉMOTION OU RENCONTRE AVEC LA FAUNE ?

En choisir qu’une ?

UN ANIMAL DISPARU QUI REVIENDRAIT?

Il y en a tellement ! Mais le Grand Pingouin, dont le dernier couple a disparu sur l’île Eldey en Islande en 1844, me plairait bien…

UN ANIMAL FANTASTIQUE QUI EXISTERAIT?

Celui que je serais le premier à photographier 

LA PHOTO OU LA SÉRIE À LAQUELLE VOUS TENEZ PARTICULIÈREMENT, ET POUR QUELLE RAISON

Il y a certaines photos qui vous laissent une trace indélébile dans votre esprit. Difficile de dire pourquoi. Ce blongios nain en fait parti. Croisé depuis un affût flottant dans une roselière de la Dombes.

SPOT PRÉFÉRÉ?

Les endroits où la présence de l’homme n’est pas encore trop marquée… Difficile de nos jours ! Je citerai : l’Ecosse, L’Islande, les Falkland et quelques spots hors saison dans nos montagnes.

UN LIEU MYTHIQUE?

Sans hésiter : les Falkland (îles Malouines). Quelques morceaux de rochers posés dans les cinquantièmes hurlants ou les hommes (très peu nombreux) et la faune vivent en harmonie.

ET LA TECHNIQUE?

J’ai eu la chance de faire une école photo au temps de l’argentique.Savoir maitriser parfaitement son matériel est indispensable. Je vois trop souvent des photographes dépassés par la technologie de leur propre matériel, c’est dommage…  De bonnes bases sont à mon avis indispensables. Ensuite qu’une seule vérité : le terrain…

DES URGENCES? 

Que dire, il y en a tellement… L’écologie a le vent en poupe en ce moment. Les mentalités changent, la prise de conscience se généralise. Mais espérons de tout cœur qu’elle n’arrive pas trop tard. On assiste un peu partout à une régression, souvent rapide, de notre environnement. Les causes sont bien évidemment connues : surconsommation, surpopulation, mauvaises méthodes d’exploitation agricole, mauvaise gestion des ressources, destructions de nombreux biotopes, etc. La liste est longue malheureusement.

DES CONSEILS? 

Quelques bases techniques et ensuite le terrain, le plus souvent possible. Et surtout ne pas vouloir faire la photo absolument, au prix d’un dérangement excessif de la faune sauvage.

UNE ASSOCIATION DE PROTECTION OU SENSIBILISATION À METTRE EN AVANT?

Il en existe plusieurs qui font un boulot remarquable. Si je devais en mettre une en lumière je dirais : « le CHENE ». Petite asso locale qui sensibilise à la connaissance et à la protection de la nature,  mais surtout qui accueille et soigne tout animal en détresse dans son centre de sauvegarde.https://associationchene.com

 

DISTINCTIONS

Septembre 2010 : 1 prix faune du festival Image & Neige de Cluses

Octobre 2009 : 2 ème prix « catégorie originalité » au concours « Aves » à Namur.

Octobre 2009 : finaliste du concours international Canon (Belgique).

Juillet 2009 : 1 er prix du public au « festival de photographie nature » de Bessans.

Mars 2009 : 2 ème prix du public au festival de la photo animalière du Val de Saône.

Juin 2008 : 1 er prix Europe du festival animalier de Belleville en Caux.

Mai 2008 : « mention spéciale » dans la catégorie Vie Animale du concours de Pralognan la Vanoise.

Janvier 2008 : 1er prix au concours « photo Animan Canon 2008 », ronde n°1.

Octobre 2007 : 5e prix dans la catégorie « faune » à l’occasion du concours du magazine Terre Sauvage.

Juin 2007 : grand prix du jury au festival animalier de Belleville en Caux + 2 ème prix dans la catégorie « comportement social ».

 

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