Les parcs africains ou l’histoire d’un colonialisme vert

Derrière le mythe d’une Afrique sauvage et fascinante se cache une histoire méconnue : celle de la mise sous cloche de la nature au mépris des populations, orchestrée par des experts occidentaux. L’historien Guillaume Blanc raconte.

Vous avez longuement enquêté sur les politiques de protection de la nature mises en place en Afrique depuis la fin du XIXe siècle. Comment, dans l’esprit des experts occidentaux de la conservation de la nature, a germé cette idée que le continent africain constituait le dernier éden sauvage de la planète, qu’il s’agissait de préserver à tout prix ?

Guillaume Blanc1 Mon enquête historique s’appuie en effet sur plus de 130 000 pages de documents issus de 8 fonds d’archives répartis entre l’Europe et l’Afrique. Pour comprendre ce mythe de la nature sauvage, il faut se mettre à la place des botanistes et des forestiers qui partent tenter l’aventure dans les colonies à la fin du XIXe siècle, et laissent derrière eux une Europe radicalement transformée par l’industrialisation et l’urbanisation. En arrivant en Afrique, ils sont persuadés d’y retrouver la nature qu’ils ont perdue chez eux…

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