Modification du « comité d’experts sur la gestion adaptative » de la chasse

Un décret du 31 juillet 2025, applicable le 1er août, modifie, en plein été donc, le fonctionnement et la composition de l’instance d’expertise dénommée « comité d’experts sur la gestion adaptative » créé en 2019

De quoi parle-t’on ici ?

« Le principe de la gestion adaptative implique d’organiser la transmission des données collectées à une instance d’expertise (le fameux comité) dont la légitimité ne peut être mise en cause, chargée de formuler des recommandations en matière de prélèvement des espèces chassables. »

Dit autrement quelles espèces (dont les oiseaux migrateurs) peut-on chasser et selon quelles modalités…

Ce comité vient donc d’être renouvelé en plein été.

Composé de 4 docteurs reconnus pour leur compétence en matière de gestion adaptative désignés par l’Office français de la biodiversité,  dont deux sont choisis dans une liste proposée par la Fédération nationale des chasseurs, et deux dans une liste proposée par les associations de protection de la nature représentées au Conseil national de la chasse et de la faune sauvage » (NDLR : Humanité et Biodiversité, France Nature Environnement et LPO)

Les nouveaux membres ?

Mme Céline ARZEL, docteure en écologie et évolution des populations et communautés

M. Aurélien BESNARD, docteur en biologie de l’évolution

M. Frédéric JIGUET, docteur en sciences biologiques fondamentales et appliquées

M. Pascal LAPEBIE, docteur en océanographie

Il nous semble utile, voire primordial, de savoir qui sont les deux scientifiques choisis par la Fédération Nationale des Chasseurs.  

Si l’un des deux membres est facilement identifiable puisqu’il est accessoirement le directeur scientifique de la Fédération Nationale des Chasseurs (Pascal Lepebie), si à l’inverse Aurélien Besnard a une relation conflictuelle avec le milieu cynégétique dont il critique l’influence et le poids excessif dans les instances décisionnelles, la question de la proximité avec les ouailles de Willy Schraen se pose donc pour les deux autres membres du comité.

Nous avons donc posé la question à l’OFB, qui assure le secrétariat du comité en question.

La réponse ? « L’information n’est pas publique, nous ne sommes donc pas en capacité de la diffuser »

Notre question : pourquoi cette opacité gênante aux entournures ?

La première mouture de ce comité avait déjà donné lieu à quelques critiques sur son utilité réelle (Interrogations sur le comité d’experts sur la gestion adaptative des espèces),Gestion adaptative, le bon sens loin de chez nous)  ainsi que  des mises au point sur de possibles conflits d’intérêt

Qu’en sera-t’il de cette nouvelle version ?

Quelle est l’approche prônée par ce comité ?

Les espèces menacées et migratrices seront-elles vraiment protégées ?

Image : Depositphotos.com

 

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