Les pesticides ont été conçus pour tuer spécifiquement certains insectes, champignons ou plantes jugés nuisibles. Mais une fois épandus, sait-on vraiment ce qu’ils touchent ? Considérant la balance bénéfice-risque pour le vivant et nos productions agricoles ou d’élevage, quelles sont les alternatives aux pesticides ?
Le mot « pesticide » regroupe un ensemble de substances chimiques utilisées pour éliminer des organismes vivants considérés comme nuisibles. Il peut s’agir d’insectes, de champignons ou de plantes. On parle alors d’insecticides, de fongicides ou encore d’herbicides. Si leur utilisation concerne principalement l’agriculture ou l’élevage, ils se retrouvent aussi dans la vie quotidienne, par exemple pour traiter les animaux domestiques contre des parasites, protéger les plantes d’intérieur ou soigner certaines mycoses.
Des substances présentes dans l’environnement
La plupart des pesticides modernes sont issus de la chimie de synthèse. Une fois répandus, ils ne restent pas confinés aux cultures et se dispersent dans l’air, l’eau et les sols. Ils s’incorporent au cycle de l’eau, voyagent des nappes phréatiques aux océans ou se retrouvent même dans les nuages ! Certaines molécules disparaissent rapidement mais d’autres persistent pendant des années, parfois même des décennies. On retrouve ainsi des résidus dans de nombreux milieux naturels, dans nos aliments et notre eau potable. Dans certains cas, comme celui de la chlordécone utilisée aux Antilles, la contamination affecte durablement les écosystèmes…

