Des scientifiques dénoncent comment un rapport sur la santé et les pesticides a été édulcoré par l’État. Réécriture du cabinet de la ministre de l’Agriculture, menaces de sanction, suppression de certaines mentions… Le cabinet a tout fait pour minimiser l’impact des pesticides sur la santé humaine.
Mercredi 29 octobre, le Haut-Commissariat à la stratégie et au plan (HCSP) a remis à l’Assemblée nationale le rapport qu’elle lui avait demandé sur les politiques publiques de santé environnementale. Ce pavé de 500 pages analyse la faiblesse globale des politiques publiques et formule une série de recommandations pour réduire le fardeau des maladies attribuables aux pollutions de l’environnement. Il est divisé en quatre parties : le bruit, les polluants éternels (ou PFAS), la pollution atmosphérique aux particules fines et les pesticides.
Dans la foulée de la polémique autour de la loi Duplomb, ces préconisations scientifiques ont rencontré la résistante du monde politique. Quatre des huit membres du conseil scientifique chargé de superviser le document ont dénoncé les modifications impulsées par le ministère de l’agriculture.


