Face à l’accélération conjointe des crises sanitaire et écologique, le Comité français de l’UICN soutient l’urgence d’adopter une vision de la santé fondée sur l’interdépendance entre humains, animaux, plantes et écosystèmes. Dans une publication diffusée aujourd’hui, il montre, avec de nombreux exemples à l’appui, que protéger la santé humaine doit se faire en prenant soin de celle des autres animaux, des plantes et des écosystèmes.
Depuis plus de deux décennies, les expert/es de l’UICN (Union internationale pour la conservation de la nature) et de l’IPBES (plateforme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques) démontrent que les humains, les autres espèces animales, végétales, et les écosystèmes sont conjointement affectés par l’artificialisation et la dégradation des habitats naturels, les pollutions, le changement climatique, et la multiplication des interactions entre humains et faune sauvage. La pandémie de Covid-19 a propulsé ces avertissements au premier plan : 75 % des maladies humaines émergentes sont d’origine zoonotique, et jusqu’à 25 % des pathologies chroniques sont aujourd’hui liées à des facteurs environnementaux. Ces chiffres illustrent une réalité longtemps ignorée : la santé humaine est indissociable de celle des autres êtres vivants et des écosystèmes…
Lire le communiqué complet de l’UICN : CP-Une-seule-santé.

