Entre 1980 et 2025, 14 640 captages d’eau potable ont été fermés en France, dont 41,6 % du fait de teneurs excessives en nitrates et/ou pesticides. Face aux conséquences sanitaires et économiques désastreuses, des associations attaquent l’Etat en justice pour ses manquements concernant l’eau potable.
Un phénomène de pollution massif
La pollution de l’eau est désormais un phénomène massif. Après plus de 60 ans d’inaction de l’État, les conséquences sont dramatiques : au moins 19,2 millions de Français ont consommé une eau non conforme aux normes de qualité en 2024, selon le ministère de la Santé.
Les pesticides ont été détectés dans 97 % des stations de surveillance de l’eau et leur concentration a dépassé les normes dans près de 20 % d’entre elles, situées en majorité dans les grandes plaines céréalières et industrielles du nord de la France (Bassin parisien, Beauce, Picardie, Champagne…), où les épandages sont plus fréquents.
Parmi les molécules dangereuses, fin 2025, l’ANSES a révélé une contamination quasi généralisée au TFA (acide trifluoroacétique), le plus répandu des PFAS : cette substance a été détectée dans 92 % des échantillons d’eau potable analysés.
De la gabegie d’argent public
Au total, la France compte 32 800 captages d’eau potable. Depuis 2020, quelques centaines de captages sont fermés tous les ans. Parmi eux, près de 26% le sont pour des raisons de contamination microbiologique ou chimique, tandis que 6% à 11% le sont à cause des pesticides.

Notre livre Eau vous invite à prendre conscience que l’eau est à l’origine de toute vie sur Terre et qu’elle est aujourd’hui une ressource rare et menacée. Cette magnifique photographie le rappelle très bien. Sans elle, les cellules, les plantes et les êtres ne seraient pas apparus. Nous devons tout faire pour la protéger.

