Procès, amendes à foison... La répression judiciaire s’intensifie contre Greenpeace France et ses militants, dont deux comparaîtront le 25 septembre. Autopsie d’un système visant à affaiblir financièrement l’ONG pour la « réduire au silence ».
Un nouveau procès de l’activisme antinucléaire va s’ouvrir vendredi 25 septembre au tribunal de Nanterre. Guillaume, 41 ans, et Albin, 36 ans, activistes à Greenpeace France, vont comparaître [1] après avoir interpellé Emmanuel Macron et Rafael Grossi, directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique au Sommet mondial sur l’énergie nucléaire le 10 mars 2026, à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine).
« Énergie nucléaire = insécurité énergétique » et « L’énergie nucléaire alimente la guerre menée par la Russie » [2] ont pu lire en anglais des dirigeants du monde entier et les téléspectateurs de BFMTV sur les deux banderoles que les militants, en impeccable costume-cravate, ont déployées à la hâte avant d’être embarqués par les services de sécurité de l’Élysée.
« La probabilité de réussite était infime », raconte Guillaume à Reporterre. Pour déjouer la surveillance des « 1 900 forces de l’État » présentes sur place, les deux hommes se sont introduits la veille dans le mégacomplexe culturel et ont passé la nuit cachés dans un local technique. Une organisation millimétrée pour délivrer au plus grand nombre un message simple : « Le nucléaire n’est pas à la hauteur des enjeux climatiques et nous place en situation de vulnérabilité et de dépendance vis-à-vis de la Russie de Vladimir Poutine », dénonce Guillaume.....

