En 1987, des biologistes capturaient le dernier condor en liberté pour le placer en captivité, et la plus grande espèce d’oiseau volant d’Amérique du Nord était officiellement déclarée éteinte à l’état sauvage. Aujourd’hui, après des décennies d’efforts coordonnés et des millions de dollars dépensés pour l’élevage en captivité et la réintroduction, plus de 300 condors ont été rendus à leur milieu naturel.
C’était une victoire pour la survie de l’espèce, mais ce triomphe a été contesté presque à chaque étape.
Les défenseurs de la nature se sont affrontés avec acharnement pour savoir si capturer tous les oiseaux relevait du sauvetage ou de la capitulation. Des critiques jugeaient que cet argent serait mieux employé pour d’autres espèces menacées. Des communautés rurales de l’Utah et de l’Arizona, aux États-Unis, s’inquiétaient des restrictions fédérales sur l’utilisation des terres. Des groupes de chasseurs, comme la National Rifle Association (association états-unienne de défense du droit de posséder et de porter des armes, ndlr), se sont opposés à une réglementation sur les munitions au plomb, l’une des principales causes de mortalité des condors.
L’ESSENTIEL
- Aux États-Unis, après la capture du dernier condor de Californie sauvage en 1987, élevages et lâchers ont ramené des centaines d’oiseaux en liberté, non sans controverses.
- Dans le monde, selon une étude de 2025 sur plus de 14 000 projets de conservation, cinq groupes de mammifères ont reçu 86 % des financements disponibles, tandis que les plantes et les invertébrés n’ont reçu que 6,6 % du soutien financier.
- À Erevan, en Arménie, à l’occasion de la COP17 sur la biodiversité, qui se tient jusqu’à ce 30 octobre 2026, les pays doivent s’accorder quant au fonctionnement de l’organe créé en 2024 pour faire entendre les peuples autochtones et les communautés locales, notamment sur leur rôle dans les prises de décision.
L’article complet de The Conversation

