Via Lacta, le lait éco-responsable sans OGM, porté par Ingredia et le WWF France, est désormais collecté

Vache laitière<br />© Jack Caffrey / WWF-US

« Après 6 mois de conversion, notre lait Via Lacta est officiellement sans OGM depuis le 1er octobre. Un lait éco responsable puisqu’il inclut aussi les notions de pâturage et de bien-être animal », se félicite Sandrine Delory, directrice générale du groupe Prospérité Fermière-Ingredia. Son cahier des charges garantit une absence d’OGM dans l’alimentation. Il assure également une surface minimale de pâturage de 15 ares par vache pendant 170 jours par an et un bien-être des animaux, obligatoirement élevés sur paille en hiver.

Via Lacta est un exemple de création de valeur dans la filière laitière française. Il assure aux adhérents éleveurs un prix du lait garanti de 300 €/1000 L auquel s’ajoute une prime de 15 €/1000 L. Dans un contexte de crise, la construction d’un tel projet à forte valeur ajoutée pour les adhérents éleveurs est une mesure phare, s’inscrivant pleinement dans les objectifs des Etats Généraux de l’Alimentation. Elle sécurise le revenu des agriculteurs tout en proposant aux consommateurs un produit de qualité.

« Le WWF France salue cet engagement de la part d’Ingredia sur l’alimentation non-OGM. La substitution du soja importé par des alternatives locales et durables, comme le colza et la luzerne, est un moyen efficace de lutter contre la déforestation », déclare Marie Christine Korniloff, Directrice Déléguée au Monde Economique du WWF France.
« Grâce à notre collecte différenciée, nous pouvons garantir à 100 % à nos clients et aux consommateurs un lait sans OGM et majoritairement à l’herbe », ajoute Sandrine Delory. 100 adhérents éleveurs sont à ce jour engagés dans cette démarche Via Lacta, pour une collecte de 30 millions de litres de lait par an.

Colloque sur les Refuges LPO « Objectif Zéro phyto »

La LPO organise, le 18 octobre prochain à la Halle Pajol à Paris (18e), le premier colloque « Objectif Zéro Phyto ». Collectivités, entreprises et particuliers engagés dans une démarche de « Refuge LPO »   se réuniront pour partager leurs connaissances et leurs retours d’expériences sur les alternatives aux produits phytosanitaires en présence de plusieurs spécialistes.

Des rapaces et des hommes

Du 11 octobre 2017 au 29 avril 2018, le Muséum de Toulouse explore le lien si particulier qui unit le monde des humains et celui des « RAPACES », au travers de l’exposition éponyme. Entre sciences, cultures et technologies, le visiteur est amené à découvrir l’univers fascinant des rapaces à travers cinq espaces : Rapaces de jour & de nuit, Voler, Sens & fonctions, S’Alimenter et L’Envol.

Sondage IFOP/WWF : les Français pour un changement de modèle agricole

93% des Français considèrent que la présence de pesticides dans leur aliments impacte leur santé.<br />© Nicolas Lefebvre / WWF-France

A la veille du discours d’Emmanuel Macron sur les Etats généraux de l’alimentation, le WWF France publie un sondage réalisé par l’Ifop sur les habitudes et les perceptions de consommation des Français [1].

Les résultats sont sans appel : ils révèlent que les Français sont prêts pour une réelle transition agricole et alimentaire.
Ils sont de plus en plus conscients des risques environnementaux et de santé publique auxquels nous expose le modèle d’agriculture industrielle (93% considèrent leur santé impactée par la présence de pesticides dans les aliments consommés) et ils ont déjà changé leurs habitudes de consommation (70% d’entre eux ont déjà adopté des habitudes de consommation plus durables et sont prêts à aller plus loin).

Les chiffres du sondage témoignent d’une défiance certaine des Français vis-à-vis du système agricole et agro-alimentaire conventionnel, ainsi que d’une profonde volonté de changement, que le gouvernement ne peut plus ignorer. Alors que vient de débuter la seconde phase des Etats généraux de l’alimentation, portant sur l’alimentation saine, sûre et durable, il est essentiel que ce changement de modèle agricole, plébiscité par les Français et soutenu par la société civile soit enfin placé au cœur des discussions.

« Le sondage IFOP/WWF souligne que les Français ont déjà changé leurs habitudes de consommation et sont conscients des risques environnementaux et de santé publique auxquels nous expose l’agriculture industrielle. Il y a donc en France une majorité culturelle qui ne cesse d’avancer, une majorité de Français qui appelle à une transition agricole et alimentaire et qui est prête à s’affranchir du modèle agricole actuel. Emmanuel Macron dit avoir le courage de réformer : avec les Etats généraux de l’alimentation, il a aujourd’hui l’occasion de le démontrer ! Dans le cas contraire, nous risquons fort d’assister au divorce entre le président de la République et les aspirations des Français sur le sujet. » Pascal Canfin, Directeur général du WWF France

 

Les résultats du sondage en chiffres

Une évolution vers des habitudes de consommation plus responsables :

  • 70% des Français ont changé d’habitudes de consommation vers des produits plus responsables, ou envisagent de le faire
  • 62% des Français consomment des aliments biologiques, soit 2 fois plus qu’il y a 20 ans
  • à budget équivalent, 72% des Français sont prêts à modifier leur alimentation en incluant plus de produits bio et moins de produits plus coûteux et à fort impact environnemental (viande, produits laitiers, etc)
  • 67% des Français sont prêts à réduire leur consommation de protéines animales pour privilégier des produits de meilleure qualité

Une perception accrue des enjeux sociaux et environnementaux liés au système agricole :

  • 93% des Français considèrent que la présence de pesticides dans leur aliments impacte leur santé
  • 89% des Français souhaitent être informés de la présence ou non de pesticides dans les produits alimentaires (à travers un étiquetage)
  • 90% des Français sont favorables à une transparence complète sur les prix des produits alimentaires : quelle part est allouée à la rémunération des agriculteurs, quelle part correspond aux marges des distributeurs et de l’industrie, etc.

Une volonté de changement vers un modèle agricole plus durable :

  • 69% des Français sont prêts à payer plus cher pour leurs produits alimentaires, pour permettre aux agriculteurs d’être mieux rémunérés
  • 87% des Français sont pour la réorientation des aides publiques vers des pratiques privilégiant l’agriculture écoresponsable (biologique, agro-écologie, permaculture, etc.)
  • 75% des Français sont favorables à ce que le ministère de l’Environnement ait un pouvoir de décision, aux côtés du ministère de l’Agriculture, sur l’ensemble des sujets agricoles
  • 78% des Français se disent favorables à la mise en place d’un moratoire sur l’artificialisation des terres agricoles dès 2020
[1] Le sondage « Les français, la consommation «écoresponsable et la transition écologique » a été mené par l’Ifop pour le WWF France, du 3 au 4 octobre 2017 sur un échantillon de 1002 personnes, représentatif de la population française.
 

Bouygues Telecom se mobilise pour le recyclage des téléphones portables

72% des Français gardent chez eux des téléphones mobiles trop vieux, cassés ou usagés.<br />© Isra Lopez / FreeImages

Accompagné par le WWF France, Bouygues Telecom se mobilise avec ses partenaires, SUEZ, Samsung et Recommerce pour sensibiliser les citoyens au recyclage et au réemploi des téléphones portables usagés, et organise du 9 au 21 octobre 2017 une grande collecte nationale dans ses boutiques. 

Un rapport parlementaire de 2016 estimait à 100 millions le nombre de téléphones portables conservés dans nos tiroirs et non utilisés et à seulement 15% le taux de téléphones portables collectés. L’étude commandée par Bouygues Telecom à Kantar TNS[1] confirme en effet que 72% des Français gardent chez eux des téléphones mobiles trop vieux, cassés ou usagés.
 
Pourtant, selon la même étude, 80% des Français pensent que les recycler permettrait de limiter leur impact négatif sur l’environnement et 73% que certains matériaux qui les composent peuvent encore avoir de la valeur.
Conscient du défi que constitue le recyclage des téléphones portables pour l’environnement, Bouygues Telecom a souhaité prendre l’initiative d’une grande opération de sensibilisation et de collecte auprès du grand public, qu’il soit client ou non de l’opérateur. Entouré de partenaires référents dans leur domaine, Bouygues Telecom, associé au WWF France avec qui il partage une volonté de faire évoluer les enjeux de responsabilité du numérique, souhaite agir, inspiré par le modèle de l’économie circulaire, en favorisant le réemploi et le recyclage des téléphones portables.
 
Les différents acteurs de l’opération couvrent, en effet, l’ensemble du cycle de vie du produit, de la fabrication avec Samsung, premier fabricant mondial de téléphones portables, à la mise sur le marché par Bouygues Telecom  usqu’au réemploi avec Recommerce, pionnier du reconditionnement de téléphones et au recyclage avec SUEZ, expert du recyclage des déchets électriques et électroniques.
 
Dès le 9 octobre et jusqu’au 21 octobre 2017, sensibilisés et mobilisés par une importante campagne de  communication dans la presse et sur les réseaux sociaux, les Français sont incités à rapporter leurs vieux mobiles inutilisés dans les boutiques Bouygues Telecom, réparties sur tout le territoire.
 
Tous les mobiles collectés pour le recyclage (qui n’ont donc plus de valeur d’usage) seront récupérés par SUEZ, qui s’engage à assurer toute la chaîne de recyclage en France. Plus de 80% d’un téléphone portable est recyclable. Les matériaux qu’il contient sont retraités et la matière valorisée peut être réutilisée dans la fabrication d’autres produits (des appareils électro-ménagers ou des voitures par exemple). Les autres matériaux, non valorisables, sont transformés en énergie. Afin d’encourager la participation du plus grand nombre, pour chaque téléphone déposé dans l’urne de collecte, un bon d’achat de 10€[2]  récompensera cet éco-geste.

Si le mobile rapporté a encore une valeur d’usage, il sera repris[3] par Recommerce, pionnier de la seconde vie des téléphones. Réparé et reconditionné, le mobile sera revendu sur le marché de l’occasion tout en bénéficiant de garanties, de certifications et du label RCube[4].
 
Les données personnelles conservées dans les téléphones usagés, qui représentent un sujet d’inquiétude pour les Français, peuvent être effacées par les détenteurs des téléphones eux-mêmes. Dans tous les cas, elles seront soit entièrement détruites par le broyage des appareils dans le cadre du recyclage par SUEZ, soit effacées par Recommerce selon un processus labellisé[5].
 
Les partenaires s’engagent à rendre public un bilan de l’opération incluant la traçabilité des mobiles collectés.
 
Cette opération a également pour objectif de susciter une réflexion commune des acteurs de l’écosystème sur la structuration de la filière française du recyclage des téléphones. En effet, l’amélioration de cette filière passe nécessairement par un accroissement important du volume de téléphones collectés et par une action de sensibilisation des citoyens aux enjeux environnementaux.

Un site dédié à l’opération précise le dispositif complet (notamment l’adresse des boutiques participant à l’opération) et retrace le parcours du téléphone mobile dans la filière du recyclage.

 


[1] Étude commandée par Bouygues Telecom auprès de Kantar TNS réalisée du 4 au 9 août 2017 auprès de 1505 personnes dont la totalité des résultats est disponible sur le site www.recyclezvotremobile.fr
[2] 15 000 bons d’achat disponibles pour l’opération, à valoir le jour même dans la boutique ayant collecté le mobile (2 bons /jour maximum non cumulables entre eux).
[3] Reprise aux conditions de l’argus établi par Recommerce et disponible en boutique.
[4] Tous les téléphones reconditionnés par Recommerce bénéficient d’une garantie de 12 mois et sont labellisés « Mobile Certifié Reconditionné »,
au niveau Or par RCube.org, la fédération du réemploi qui contrôle la qualité des process de reconditionnement des téléphones portables.
[5] Le label « Mobile Certifié Recyclé » géré par RCube.org, la fédération du réemploi évalue la qualité des process de collecte et garantit l’effacement des données par un audit sur 225 points.

7ème édition du baromètre PAP 50 : le WWF France incite les entreprises à améliorer leurs politiques papier

papier<br />© WWF-US / Zachary Bako

Chaque année depuis 2010, le PAP50 évalue les politiques papier des entreprises afin de les responsabiliser et de les engager vers des pratiques durables. Le groupe Paprec et Arjowiggins Graphic en sont les principaux partenaires.

Le baromètre PAP50 se concentre sur la consommation de papier pour les fonctionnements internes et externes de l’entreprise, la qualité environnementale des papiers utilisés, les actions mises en place pour optimiser la collecte des papiers usagés et l’écoconception.

Le WWF France et Riposte Verte ont évalué les politiques papier de plus de 100 entreprises issues de secteurs divers afin d’obtenir un classement des entreprises françaises les plus consommatrices de papier. En 2017, ont été interrogés des agences de communication, des laboratoires pharmaceutiques, des mutuelles, des entreprises de transport, de vente par correspondance, des industriels et des voyagistes. En 2016 figuraient sur la liste des entreprises sondées les secteurs de l’agro-alimentaire, beauté/luxe, conseil, distributeurs de fournitures de bureau, énergie/chimie, grande distribution, jeux et poste/télécom.
 

De nombreuses entreprises doivent revoir leur copie

Le baromètre PAP50 indique que certains secteurs n’ont pas encore développé de politique papier ou manquent de transparence sur celles-ci, tels que les laboratoires pharmaceutiques et le secteur agro-alimentaire. Le WWF France déplore par ailleurs des politiques papier trop peu ambitieuses : l’analyse des cahiers des charges destinés aux prestataires comportent encore peu de demandes d’écoconception ou de papiers responsables.
 

Des bons élèves engagés dans une meilleure politique papier

Des entreprises issues de secteurs très divers, telles qu’Essilor, BETC, Sidiese, ICOM, Apicil ou encore la MAIF arrivent en tête de classement. Les agences de communication sortent du lot avec de très bons résultats. L’agence BETC a été classée en tête des entreprises interrogées grâce à la mise en place d’une politique papier : « Si je ne devais retenir que deux actions emblématiques, ce serait le déploiement du système de badge individuel couplé à l’indication du coût de l’impression et le partenariat avec une structure qui récupère nos cartons plumes pour les offrir à des artistes ».
Romain Peton, Agence BETC
 

Une politique papier écoresponsable performante est possible pour toute organisation volontaire

Les bons élèves montrent qu’il est possible de mettre en place une politique papier efficace. Pour cela, la politique papier doit associer un approvisionnement en papier recyclé ou certifié FSC garantissant une meilleure durabilité des ressources ainsi que l’organisation d’un tri du papier. Essilor a mené une progression exemplaire et rapide, et ce sans difficulté : « La mise en oeuvre d’une politique papier respectueuse de l’environnement ne nous a pas demandé de changements importants dans le travail au quotidien et a donné très rapidement des résultats concrets et visibles auxquels chacun a le sentiment de contribuer ».
Pierre Thourel, Directeur HSE chez Essilor
 

Une politique papier durable est nécessaire pour limiter l’impact de l’exploitation des ressources forestières

Il est aujourd’hui urgent que ces politiques se généralisent et montent en puissance afin de minimiser l’impact sur l’environnement. « En tant que matériau renouvelable, le papier est un support qui présente de nombreux avantages. Toutefois, ses utilisations, son exploitation, sa production et son recyclage génèrent une empreinte réelle. Cette empreinte peut s’amplifier si la ressource bois n’est pas gérée durablement, ce qui pèserait négativement sur la qualité des forêts, de la biodiversité, des eaux et de l’air ».
Jean Bakouma, Responsable du programme Forêt au WWF France

Dans ce contexte, les grandes entreprises ont un poids et un rôle à jouer sur les écosystèmes, et les changements nécessaires ne pourront être menés qu’avec leur engagement.