Un nouveau projet d'accord vient d'être présenté à la COP21

Centre de la conférence des nations unies sur le changement climatique<br />© WWF France / JOBSelon Tasneem Essop, cheffe de la délégation du WWF pour la COP21, « Les négociations climatiques s’accélèrent sur cette dernière ligne droite. Même si la nouvelle version du projet d’accord présentée ce soir aurait pu être plus robuste, elle laisse la porte ouverte à un renforcement, au fil du temps, de l’ambition en matière de lutte contre le changement climatique. L’horloge tourne et les ministres doivent encore résoudre les dernières questions en suspens.
 
Si nous nous rapprochons d’un accord pour une revue des promesses des pays avant 2020, la date de 2019 comme premier rendez-vous ne laisse pas assez de temps pour que les objectifs soient véritablement améliorés avant l’entrée en vigueur de l’accord. Les pays doivent revoir leurs promesses à la hausse bien plus tôt.
 
Il reste encore beaucoup à faire. L’un des problèmes majeurs concerne les pertes et dommages dont les options figurant dans le texte ne laissent aucun espoir pour les populations les plus vulnérables qui seront les plus touchées par les impacts du changement climatique.
 
Figurent maintenant dans le texte de négociations l’objectif de maintenir la hausse de la température moyenne mondiale bien en dessous de 2°C et une référence à une limite de 1,5°C. C’est un signal encourageant que nous envoient les pays qui témoignent ainsi de leur intention de réduire leurs émissions même si nous attendons toujours que qu’ils précisent de quelle manière ils comptent y parvenir. »

La présidence française de la COP21 présente un premier projet d'accord

L'enjeu de ces prochaines heures sera de voir les pays avancer intelligemment sur les points durs qui persistent dans la négociation.<br />© Global Warming Images / WWF

Selon Tasneem Essop, cheffe de la délégation du WWF pour la COP21, « Les ingrédients sont toujours réunis pour parvenir à un accord ambitieux à Paris. »

 

Mais les ministres ont encore des décisions difficiles à prendre. Ces derniers n’ont plus que 2 jours pour faire le choix entre un monde à 1,5°C de hausse de la température moyenne mondiale ou bien un monde à 3°C.

 

Le texte intègre maintenant plus d’options garantissant que tous les pays se retrouveront d’ici 2020, au niveau international, pour revoir à la hausse le niveau d’ambition de leurs promesses nationales. Ceci dit, les parties vont devoir combler certaines lacunes et s’assurer que la « révision avant 2020 » et le « mécanisme de l’ambition » recouvriront les sujets clés de l’action climatique – l’adaptation, les financements et la réduction des émissions – pour ne laisser aucun pays sur la touche. »

 

Selon Pierre Cannet, responsable du programme Energie et Climat au WWF France, « L’enjeu de ces prochaines heures sera de voir les pays avancer intelligemment sur les points durs qui persistent dans la négociation, de manière à ce que les options fortes dont dépend l’ambition climatique soient bel et bien actées dans le texte.

 

Nous sommes soulagés de voir figurer dans le projet d’accord des options que nous voulions sauver. C’est par exemple le cas de l’opportunité laissée aux pays de réviser à la hausse leurs promesses et leurs efforts avant l’entrée en vigueur de l’accord de Paris en 2020. Nous restons malgré tout prudents et mobilisés pour que ces sujets ne soient pas torpillés au profit de tractations de dernière minute. »

 

Le projet d’accord remis aujourd’hui est disponible en ligne.