Paris, Nantes et Besançon : grandes finalistes de la compétition Earth Hour City Challenge

Vainqueur de l'année dernière mondiale: La ville du Cap en Afrique du Sud. Reconnu pour la promotion du développement sobre en carbone et l'atténuation du changement climatique tout en abordant d'autres priorités de développement.<br />© © City of Cape TownParis, Nantes et Besançon arrivent grandes finalistes de la compétition du WWF Earth Hour City Challenge. Sélectionnées parmi 163 villes issues de 17 pays dans le monde, ces trois villes françaises continuent donc la course dans l’espoir de se voir remettre le trophée de « la capitale française de Earth Hour ». L’évènement phare du WWF, Earth Hour 2015 (« Une heure pour la planète ») se tiendra le 28 mars 2015 dans des milliers de villes. L’ambition des actions et des engagements pris par les villes finalistes en matière de lutte contre le bouleversement climatique doit maintenant être évaluée par un jury international d’experts.

Alors que les pays doivent encore parvenir d’ici à la fin de l’année à un nouvel accord climatique à la conférence de l’ONU Paris Climat 2015, certaines villes sont déjà engagées dans l’action et avancent concrètement sur le terrain dans la réalisation d’un avenir plus durable pour leurs habitants. Ces acteurs locaux œuvrent à réinventer les villes, au carrefour d’une série de secteurs et de problématiques.

Bâtiment, transports, énergie ou gestion des déchets : des solutions innovantes et de nouvelles logiques sont maintenant intégrées aux quartiers, aux infrastructures et aux lieux de vie en ville.

« Avec plus d’un habitant sur deux qui vit en ville aujourd’hui, l’action des acteurs locaux pour faire face aux bouleversements climatiques a un impact considérable sur l’empreinte écologique mondiale. Les citoyens des villes peuvent ainsi faire bouger les lignes et réinventer de nouveaux mode de vie : moins consommateur de ressources, avec un environnement plus sain de vie » rappelle Philippe Germa, Directeur général du WWF France. En ce sens, le WWF appelle les citoyens à réagir et à voter pour leur ville « coup de cœur » sur la plateforme en ligne We Love Cities. Un coup cœur que devront aller décrocher les trois villes françaises finalistes auprès des citoyens du monde qui peuvent d’ores-et-déjà voter et dire pourquoi ils aiment leur ville. Les données seront collectées, puis transmises à chaque collectivité à la fin de la campagne.

Célia Blauel, adjointe à la Mairie de Paris chargée de l’environnement, du développement durable, de l’eau et du Plan climat énergie territorial s’est réjouie de cette première sélection : «Cette première étape témoigne de l’engagement de la capitale dans sa lutte contre le dérèglement climatique. Au travers la mise en œuvre de son Plan climat énergie territorial, Paris agit concrètement en réduisant ses émissions de gaz à effets de serre ainsi que ses consommations d’énergies tout en améliorant la qualité de vie des parisiennes et parisiens. C’est également un signal fort l’année de la conférence internationale sur le climat durant laquelle les villes pourront montrer qu’elles portent dès aujourd’hui de nombreuses solutions en matière de transition écologique. »

Pour Johanna Rolland, maire de Nantes et Présidente de Nantes Métropole, « notre participation à l’Earth Hour City Challenge s’inscrit dans le cadre de notre action constante, depuis plusieurs années, en faveur d’une transition énergétique qui profite à tous. Lorsque Nantes a été désignée Capitale Verte européenne en 2013, nos engagements en faveur du climat et notre travail en faveur d’une évaluation objective et quantifiée des résultats obtenus avaient déjà été salués. J’ai défini depuis de nouvelles ambitions notamment avec la réduction de 30% d’ici 2020 de nos émissions par habitant, et 50% à horizon 2030, au-delà des objectifs nationaux & européens, ou encore l’alimentation de 50% des logements sociaux par des énergies renouvelables, dès 2020. Notre participation à ce challenge est l’occasion de poursuivre la mobilisation de tous avant la COP21« .

De son côté, Jean-Louis Fousseret, maire de Besançon, rappelle que « depuis plus de 30 ans, des modes de gestion respectueux de l’environnement sont mis en œuvre à Besançon pour préserver la diversité biologique et les ressources naturelles. Certification du bois communal, mise en œuvre de techniques alternatives, recommandations et sensibilisations des citoyens sont autant d’actions que nous menons au quotidien et qui font la force de notre candidature à Earth Hour City Challenge ».

«Les villes ont une responsabilité majeure dans les bouleversements climatiques en cours. Avec la mobilisation des citoyens en villes, des entreprises et des institutions responsables, aidons à ce qu’elles puissent maintenant changer la donne. L’engagement des villes les plus ambitieuses est une bonne source d’inspiration» conclut Pierre Cannet, Responsable du Programme Climat, Energie et Infrastructures durables du WWF France.  
 
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Année noire pour les rhinocéros d'Afrique du Sud : 1215 rhinos tués en 2014

 <br />© WWF France1215, c’est le nombre record de rhinocéros braconnés en Afrique du Sud en 2014, en dépit des efforts entrepris jusqu’à présent dans la lutte contre le braconnage. Ce chiffre record met une fois de plus en évidence le besoin urgent pour la communauté internationale de mener une action conjointe à quelques semaines seulement de la conférence inter-gouvernementale sur le braconnage et le commerce illégal d’espèces sauvages menacées qui se tiendra au Botswana en mars prochain.

Les chiffres rendus publics aujourd’hui par le gouvernement sud-africain permettent de mesurer l’ampleur du phénomène : en moyenne, plus de 100 rhinocéros ont été tués illégalement chaque mois au cours de l’année 2014, ce qui représente une augmentation de 21% par rapport aux 1004 animaux victimes du braconnage en 2013.

« Quand le braconnage se développe à un tel rythme, c’est la preuve qu’il relève du crime organisé. Sur le terrain, les éco-gardes courageux font le maximum pour protéger les rhinocéros mais cela reste insuffisant car seule une action globale concertée peut mettre un frein à ce commerce illégal. Il faut notamment que l’Afrique du Sud prenne des mesures supplémentaires pour stopper ces trafics et que le Vietnam mette un terme à la vente illégale de produits issus de corne de rhinocéros sur son territoire » a expliqué Elisabeth McLellan, Responsable au WWF, de l’Initiative de lutte contre la criminalité sur les espèces sauvages.

Le Parc national Kruger, qui concentre la grande majorité de la population de rhinocéros du pays, constitue le terrain de chasse privilégié des braconniers: 827 rhinocéros y ont été tués en 2014, soit quasiment les 2/3 des 1215 animaux braconnés en 2014. On recense actuellement environ 20000 rhinocéros en Afrique du Sud, soit plus de 80% de la population mondiale.

Selon le Dr Jo Shaw, Responsable du Programme Rhinocéros du WWF Afrique du Sud, « une prise de conscience en matière de lutte contre le commerce illégal d’espèces sauvages est en marche, mais ces chiffres prouvent qu’il reste encore beaucoup à faire et qu’il y a urgence à agir. En 2015, nous devons continuer à nous concerter pour travailler ensemble sur des interventions stratégiques qui aient encore plus d’impact sur la sauvegarde de nos rhinocéros, et qui soient porteuses de résultats ».

Selon les chiffres rendus publics aujourd’hui par le gouvernement sud-africain, 386 arrestations liées au trafic de rhinocéros ont eu lieu en 2014  grâce au dévouement et à l’engagement des éco-gardes. Mais le seul renforcement de l’application de la loi ne suffit pas à mettre un terme au massacre.

« Nous avons tous les yeux rivés sur la prochaine conférence sur le commerce illégal d’espèces sauvages qui aura lieu au Botswana en mars. Les gouvernements du monde entier s’y réuniront avec comme objectif la mise en place d’une feuille de route claire, qui désigne les prochaines étapes de la lutte contre le braconnage, et qui permette de protéger les rhinocéros – et les autres espèces victimes du braconnage – du crime organisé », a déclaré Elisabeth McLellan, Responsable au WWF, de l’Initiative de lutte contre la criminalité sur les espèces sauvages.