ombre de propriétaires et professionnels de la forêt reçoivent dans leur boîte aux lettres la revue « parlons forêt » du CNPF Occitanie. Son dernier numéro de septembre (consultation en ligne ici) est principalement consacré à l’anticipation des effets du changement climatique en forêt. L’édito ne surprendra personne : les forêts occitanes ont été à l’épreuve des feux cet été. Face à la violence des incendies et à la prévision de canicules de plus en plus fréquentes, plusieurs attitudes sont possibles. L’une des voies suggère d’observer, de prendre son temps, d’engager une réflexion globale à l’échelle du territoire. Comme le souligne Olivier Picard, directeur du CNPF Occitanie, dans les bois audois sinistrés, «Après le nettoyage des parcelles, il s’agira d’envisager l’avenir, mais sans précipitation. La nature ayant horreur du vide, la végétation repartira ».
Autre sujet d’inquiétude, des bouquets de houppiers orangés ont été visibles dès la mi août dans les forêts feuillues, jusque dans nos montagnes. Ils pouvaient parfois couvrir des surfaces importantes là où les sols sont superficiels et avec une réserve en eau insuffisante. La même question tournait alors en boucle : ces arbres vont-ils mourir ? Cet article de Reporterre permet de comprendre des effets de la canicule sur les mécanismes de résilience des arbres. Court mais intéressant, il explique également la possibilité de nouvelle floraison des arbres en automne.
Le changement climatique est une réalité, mais aussi une manne, dans laquelle les profits économiques peuvent être colossaux. Dans le piémont pyrénéen, les projets E-cho, Biochar, Nacre, Hylann, inquiètent (voir les sites de Touche pas à ma forêt Pyrénées et Forêts vivantes Pyrénées). En réaction, la montée de la contestation des collectivités locales va crescendo. Vous trouverez sur le site Foretbiencommun la liste des délibérations prononcées contre ces projets. Les élus des communes forestières des Pyrénées, mais aussi du grand sud-ouest, sont invités à aborder ce sujet en Conseil municipal. En effet, la disponibilité de la ressource, dont celle des forêts communales, est un facteur clé pour la validation de ces projets, tant pour les investisseurs privés que pour les acteurs institutionnels.

