La navigatrice brésilienne Tamara Klink s’est laissé emprisonner dans les glaces de l’Arctique pendant huit mois. Cette expérience, qu’elle raconte dans un livre à paraître, l’a amenée à repenser sa place dans l’écosystème.
L’époque aime les aventuriers. En podcast, en documentaire, en bande dessinée, partout affluent les récits de leurs épopées au grand air, toujours plus lointaines, toujours plus longues, dans des conditions toujours plus extrêmes. Aventurière, Tamara Klink l’est. Mais d’un genre rafraîchissant : ce qui l’anime, raconte-t-elle, c’est moins la volonté de cumuler les exploits que de montrer que « l’abondance des ressources n’est pas la réponse ». Que la lenteur, la déconnexion et le dénuement — lorsqu’il est choisi — peuvent être un moyen de mieux « savourer » l’existence.
Plus jeune navigatrice brésilienne à avoir traversé l’océan Atlantique en solitaire, à 24 ans ; première femme à avoir passé un hiver en solitaire dans l’Arctique, après avoir volontairement laissé son bateau se faire prendre par les glaces, à 27 ans ; plus jeune femme à avoir traversé le passage du Nord-Ouest à la voile, l’année suivante… À même pas trente ans, Tamara Klink a déjà battu de jolis records...
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Photo : La navigatrice brésilienne Tamara Klink. - © Tamara Klink

