Les structures en France

François Sarano : « La grande vitesse est une absurdité »

L'ensemble des évènements de cet été ne peut pas nous laisser indifférents.

Certes, les dramatiques épisodes d'incendies, les canicules et les sécheresses nécessitent des réponses, des actions et un engagement qui ne soit ni de court terme, ni dépourvu de vision globale, ni privé de moyens adéquats.

Mais cet été a vu de nombreux reculs environnementaux. Loi d'urgence agricole, réitération de la destruction des ESOD (espèces susceptibles d'occasionner des dégâts), déréglementations, dérogations, centralisation des décisions : rien ne manque pour parfaire le tableau d'un recul du droit de l'environnement et du droit de l'Océan.

Quelques exemples « océaniques » auxquels vous n'avez peut-être pas été exposés :

  • Mayotte : une usine de dessalement va voir le jour dans le lagon, sous la houlette des préfets successifs, dont le pouvoir vient d'être renforcé, les services de l'OFB et de la transition écologique sont désormais placés sous la tutelle du préfet. Au passage, la France est à la pointe de l'innovation : personne dans le monde n'a osé installer une usine de dessalement dans un lagon. Première mondiale ! Malgré les oppositions et les solutions alternatives.
  • Gironde : la préfète délivre le permis de construire d'une ferme à saumons qui, là encore, fait office de première mondiale. En France, on aime jouer avec le feu !
  • Méditerranée : la destruction de posidonie, espèce protégée, dans des zones interdites au mouillage ne pourra plus donner lieu à réparation au titre du préjudice écologique (cour d'appel d'Aix-en-Provence, juillet 2026).

Certains se demandaient, ou se demandent encore, quand nous allions nous prendre le mur… Nous l'avons traversé !

Ce n'est pas faute d'informations, le déni étant le meilleur allié de notre surdité.

Le coût de l'inaction, ou celui du maintien à tout prix des modes d'existence d'hier, est élevé, évident, et impose de choisir : agir, ou voir disparaître un monde à petits (grands) feux, nonobstant ce qu'une poignée de happy few pensent pouvoir sauvegarder dans la survie de leurs privilèges.

Nous avons besoin de rupture, de devoir.

Réconcilier les humains avec le vivant a toujours été notre étoile polaire.

Cette réconciliation implique des propositions, des projets, un plan d'action réfléchi. Et elle est immédiate.

Les propositions que nous portons depuis longtemps sont simples à mettre en œuvre. Et c'est avec vous, oui vous, que nous voulons rappeler que l'Océan et sa biodiversité marine sont nos alliés, qu'un Océan en bonne santé, lieu de vie du vivant marin auquel nous devons tant, doit être préservé.

En ces temps de débats qui vont s'amplifier à l'approche de 2027, nous devons penser à l'héritage que nous allons laisser, à la vie et non à la survie, dans le respect du vivant, de sa beauté, de sa diversité, qui nous offrent résilience et espoir.

Nous avons travaillé cet été sur les sujets énumérés ci-dessus, mais aussi sur bien d'autres, et nous vous invitons non seulement à les découvrir, mais aussi à les soutenir, ne serait-ce que symboliquement (depuis 2022, un don de 1 € équivaut à une adhésion, qui donne à voir la force du nombre).

Nous sommes prêts. L’êtes-vous ? Nous avons besoin de vous 💙

Daniel Krupka, Vice-président de Longitude 181

EN LIEN AVEC LE SUJET

LIVRE(S) EN LIEN AVEC LE SUJET

En rapport avec :

Accueil, Cétacés

SITE WEB