Après des années de retard, la stratégie énergétique de la France pour la prochaine décennie a été publiée le 13 février. Elle recule sur les renouvelables, et fait le pari peu rationnel d’une hausse massive de la consommation, pour préserver le nucléaire.
PPE : trois petites lettres et plus de deux années de retard. Après d’innombrables faux espoirs, le décret de la programmation pluriannuelle de l’énergie est paru le 13 février. Ce document, qui a beau ressembler à un énième rapport technique, dessine les politiques publiques de sortie des énergies fossiles pour près de dix ans. La priorité de cette programmation est au moins claire : elle vise à remplacer des usages aujourd’hui fossiles (chauffage, transport notamment) par de l’électricité.
Électricité partout, sobriété nulle part
Très loin d’être une révolution, cette programmation est d’abord là pour faire exister des objectifs pour chaque filière pour 2035 et surtout 2030 : 48 gigawatts (GW) de solaire, 31 GW d’éolien terrestre, 3,6 GW d’éolien en mer et la totalité des réacteurs nucléaires au maximum de leurs capacités. Ces objectifs, qui correspondent pour l’essentiel au scénario moyen (dit R3) envisagé par le gestionnaire du réseau en décembre, sont des cibles maximales, pas des planchers. Ce document ne s’intéresse également qu’à la France hexagonale, sans la Corse et les territoires ultramarins qui devront attendre un document dédié….
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