Agriculture : derrière un communiqué de presse fictif, une urgence bien réelle

En ce 1er avril, la LPO a annoncé dans un faux communiqué de presse le lancement d’un plan ambitieux du gouvernement pour la transition écologique de l’agriculture.  Si cette information était un poisson d’avril, les reculs environnementaux, en revanche, sont bien réels.

La LPO a publié un faux communiqué annonçant l’élaboration par le gouvernement d’un plan ambitieux pour la transition écologique de l’agriculture. Ces annonces fictives décrivent un cap que nous appelons de nos vœux, mais qui, à ce stade, ne correspond nullement à la réalité des politiques publiques.

Si ce communiqué était un poisson d’avril, le déclin de la biodiversité et les dommages environnementaux dans les espaces agricoles sont, eux, tangibles : disparition des insectes pollinisateurs, effondrement des populations d’oiseaux des milieux agricoles (-32,5 % en 25 ans), dégradation des sols, impacts majeurs sur la ressource en eau… des phénomènes documentés depuis des décennies, lourds de conséquences pour les agriculteurs comme pour l’ensemble de la société.

Dans ce contexte, le projet de loi d’urgence agricole, qui sera présenté le 8 avril 2026 en Conseil des ministres, sous couvert de répondre à une crise réelle du secteur, passe à côté de l’essentiel. En l’état, il semble juxtaposer des mesures sans cohérence ni vision structurante pour l’avenir et ouvre la voie à de nouvelles régressions environnementales. Encore une fois, tout est fait pour sauver un modèle agricole à bout de souffle plutôt que d’organiser sa transition vers des pratiques durables, respectueuses des équilibres du vivant.

Pour Allain Bougrain Dubourg, Président de la LPO « Un changement de cap est indispensable : une politique agricole qui soutienne réellement les agriculteurs dans la transition, protège la santé et restaure les équilibres écologiques dont dépend toute production. »

Face à l’urgence, nous appelons à rejoindre massivement la Marche du Printemps Bruyant, le samedi 4 avril 2026 à 14h, au métro Grands Boulevards à Paris.