Adoptée dans le cadre de l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN) en octobre 2025, les résolutions 054 et 056 s’inscrivent dans un mouvement mondial visant à reconnaître les droits intrinsèques de l’océan. Elles s’alignent sur les principes du droit de la Nature, qui considère les écosystèmes comme des entités vivantes dotées de droits, indépendamment de leur utilité pour l’humanité.
Ces résolutions ont été portées par une coalition d’ONG telles que Wild Legal et Longitude 181, avec le soutien de la Ville de Paris et de plus de 53 000 signataires. Elles ont été mises en lumière lors de la troisième Conférence des Nations Unies sur l’Océan (UNOC-3), tenue à Nice en juin 2025.
Mais que sont ces résolutions dans le détail et à quoi peuvent elles servir ?
Résolution 054 : Rendre les droits de la Nature opérationnels
- Reconnaître juridiquement la Nature comme sujet de droits, à l’instar de certains fleuves ou forêts déjà dotés de personnalité juridique (ex. : le fleuve Whanganui en Nouvelle-Zélande).
- Mettre en place des mécanismes de suivi et d’évaluation pour mesurer l’effectivité de ces droits dans les politiques publiques.
- Favoriser une gouvernance écosystémique, intégrant les savoirs autochtones et les principes de justice environnementale.
[Texte officiel de la résolution 054 sur le site du Congrès mondial de l’UICN](https://iucncongress2025.org/motion-054)[43dcd9a7-70db-4a1f-b0ae-981daa162054](https://iucncongress2025.org/fr/assembly/motions/motion/054?citationMarker=43dcd9a7-70db-4a1f-b0ae-981daa162054 « 1 »)

