L’UNOC a été une vaste plaisanterie jusqu’à la suppression des deux dernières journées de négociations, aboutissant à une déclaration vide, sans ambition et délétère pour notre avenir.
Nous avons rédigé notre contre-déclaration : le texte que nous aurions voulu voir advenir, mettant en avant les 20 points de la coalition, des demandes politiques concrètes, nécessaires et urgentes pour protéger l’océan, le climat et l’humanité. Voici notre Déclaration responsable de Nice (vous pouvez l’amender, en proposant des améliorations mais sans toutefois l’amoindrir)
Vous pouvez la signer via ce formulaire. N’hésitez pas à la partager autour de vous ! Faisons du bruit pour marquer le décalage entre le devoir de responsabilité que confère leur pouvoir et les conclusions de l’UNOC qui nous maintiennent dans l’inaction.
Nous, actrices et acteurs engagé·es, organisations de la société civile et ONG,Sachant que l’océan est le berceau de la vie sur Terre( ce n’est pas la raison pour laquelle on se bat) et le principal régulateur du climat planétaire,Sachant que l’océan est exsangue, pollué, surchauffé et surexploité anéanti par les pêches industrielles, En réaction à l’inaction criminelle( terme trop fort) de la communauté internationale des dirigeants politiques réunis à la troisième conférence des Nations Unies sur l’océan organisée par la France à Nice du 9 au 13 juin 2025,Nous prononçons ici la seule déclaration qui aurait été apte à sauver l’humanité et la biosphère tout entière du cycle de dévastation qui s’ouvre désormais.Cette déclaration que nous attendions de toutes nos forces, la voici :Nous, dirigeants du monde, conscients de la responsabilité politique historique qui pèse sur nos épaules, conscients de ce que nos actions ou inactions engendrent ;Nous nous excusons.Nous nous excusons d’avoir échoué.Nous nous excusons des décennies que nous avons perdues à tergiverser et à nous préoccuper de notre minuscule horizon égocentrique, Nous nous excusons d’avoir raté toutes les nombreuses fenêtres d’action permettant de maintenir l’intégrité fonctionnelle du Système Terre, Nous nous excusons des souffrances et des morts innombrables innommables que notre lâcheté, notre cupidité et notre égoïsme ont déjà engendrées, Nous nous excusons des stratégies dilatoires que nous avons élaborées et diffusées au moyen de notre puissance communicationnelle et avec le concours d’agences de publicité et de markéting,Nous nous excusons d’avoir réussi à faire croire aux acitoyennes et aux citoyens du monde que la responsabilité de sauver l’humanité, la biodiversité et le climat leur incombait via leurs actions individuelles,Nous nous excusons d’avoir oeuvré sans relâche pour faciliter er la dévastation de l’humanité, de la Terre et de l’océan par des multinationales scélérates, corrompues et corruptrices, criminelles, cyniques et opaques,pour moi initiés d’aligner autant d’adjectifsNous nous excusons d’avoir échoué.Nous demandons pardon aux habitants humains et non humains du monde d’avoir orchestré le chaos politique et fait monter le fascisme, d’avoir détruit les savoirs et les processus de production scientifique, et de laisser à la jseunesse et aux enfants à venir une terre de désolation et de conflits où commence déjà à triompher la barbarie.Nous demandons pardon d’avoir laissé violelr é laisseviolé la Terre, l’océan et les espèces vivantes, d’avoir laissé voler volé les humains et exploiteré les peuples, Mais en même temps, nous savons que nous ne méritons pas votre pardon. Nous savons qu’il est trop tard pour maintenir le monde tel que nous l’avons connu et que notre crime moral a ouvert les portes de l’enfer, que le réchauffement climatique de 3°C d’ici la fin du siècle sur lequel nous avons, en connaissance de cause, irréversiblement engagé l’humanité et l’ensemble de la communauté des vivants, mènera à la potentielle disparition de la moitié des êtres humains sur Terre.Nous reconnaissons trop tard notre faute. Notre culpabilité est trop grande. Notre responsabilité nous écrase. Nous ne pouvons plus l’assumer. Nous prenons acte de l’échec collectif de notre groupe minoritaire de décideurs politiques, C’est pourquoi nous avons collectivement décidé d’entrer dans l’ère de la grande, de la seule, de la vraie responsabilité, et d’abandonner le pouvoir.Nous avons réussi à atteindre un accord multilatéral établissant notre abandon immédiat de toutes les structures institutionnelles qui nous ont amenés au bord du as gouffreet cédons oc ésd nédcodévoluons tous nos pouvoirs à des conventions citoyennes qui auront la charge officielle d’éviter ce que nous us n’avons pas réussi à faire : empêcher la destruction de la civilisation et de l’humanité.Dans l’intérim, en attendant que ces processus de délibération démocratique collectifs soient mis en place, nous laissons nos chancelleries et institutions politiques aux bons soins de la société civile.——-Protéger l’océan en mettant fin à la pêche destructrice
- Désarmer les bulldozers des mers en engageant la déchalutisation des flottes européennes d’ici 2030.
- Créer de véritables aires marines protégées en préservant 30 % de nos eaux du chalutage, des pêches destructrices et de toute activité et infrastructure industrielles, dont 10 % sous « protection stricte » sans aucune activité extractive
- Exclure immédiatement les méga-chalutiers de nos littoraux en interdisant les bateaux de plus de 25 m dans les eaux côtières.
- Défendre la pêche artisanale en attribuant en priorité les quotas aux navires de moins de 12 m utilisant des arts dormants.
- Arrêter de subventionner la destruction en supprimant toutes les aides publiques aux pratiques néfastes.
- Sortir de l’aquaculture non durable en interdisant l’élevage d’espèces carnivores ou invasives, en favorisant les algues et coquillages.
- Mettre fin au pillage des eaux lointaines en interdisant la pêche utilisant des DCP, en réformant les accords de pêche et en luttant contre l’évasion réglementaire.
Protéger la santé humaine et celle des écosystèmes
Protéger notre santé de la pollution chimique : adopter des normes plus strictes, renforcer les contrôles, informer la population.
- Sortir des énergies fossiles en adoptant un moratoire international sur l’exploitation minière dans les eaux profondes
- Encadrer les énergies renouvelables en Interdisant les projets éoliens dans les aires marines protégées et sur des écosystèmes vulnérables, en favorisant des implantations éloignées des côtes pour préserver la pêche artisanale et en modifiant la répartition de la taxe éolienne
- Mettre fin à la pollution plastique : agir sur l’ensemble du cycle de vie des produits pour éviter leur abandon, perte et rejet en mer
- Adopter un moratoire sur l’exploitation minière en eaux profondes.
- Sanctuariser les pôles : interdire toute activité économique en Arctique et en Antarctique.
- Restaurer la biodiversité : protéger les espèces et écosystèmes vulnérables et restaurer les populations marines.
- Protéger l’océan du tourisme de masse : encadrer la pêche loisir et le tourisme destructeur.
- Renforcer la transparence et la traçabilité des chaînes de valeur des produits de la mer en augmentant l’exigence de transparence du secteur de la pêche et interdire les produits ne respectant pas un cadre éthique, social et environnemental.
- Réduire le transport de fret qui pollue la Terre et les mers en réduisant drastiquement les productions matérielles non essentielles, en implantant les lieux de production proche des populations et en entrant dans une économie de la décroissance.
Défendre la justice, la démocratie et les droits humains
- Promouvoir une représentation équitable de la petite pêche en garantissant, face aux lobbies industriels, une représentation à la hauteur de son importance sociale auprès des instances européennes et nationales.
- Réformer en profondeur la gouvernance de l’océan en prenant acte que la science doit guider les politiques maritimes et que les citoyen·ne·s doivent être inclu·e·s
- Lutter contre la pêche illégale en contrôlant, surveillant et en appliquant les politiques publiques.
- Mettre fin aux violations des droits humains en mer et renforcer le devoir de vigilance des entreprises
- Sortir des gouvernances électives qui favorisent la corruption et les intérêts de classe pour entrer aux niveaux nationaux et internationaux dans des gouvernances directes et démocratiques, seules à même de véritablement agir sur les enjeux écologiques actuels.
A retrouver en détail sur le site de la coalition

