La LPO et la Gendarmerie nationale renforcent leur coopération pour mieux protéger la biodiversité

La LPO (Ligue pour la protection des oiseaux) et la Gendarmerie nationale signent ce mercredi 20 mai à Paris une convention de partenariat destinée à renforcer leur coopération en matière de protection de la nature.

La LPO et la Gendarmerie nationale ont officialisé, ce mercredi 20 mai à Paris, un partenariat destiné à structurer et renforcer leur coopération en matière de protection de la biodiversité. Ainsi, une convention a été signée par le général de division et Allain Bougrain Dubourg, président de la LPO.

Cette convention marque une nouvelle étape dans la lutte contre les atteintes à la faune sauvage, les trafics d’espèces protégées et plus largement la criminalité environnementale.

Une reconnaissance de l’expertise de la LPO

Pour la LPO, ce partenariat constitue une reconnaissance de l’expertise scientifique, technique et de terrain développée par l’association depuis plus d’un siècle au service de la connaissance et de la protection du vivant. En s’appuyant sur son réseau d’experts, de naturalistes et de centres de soins, l’association apportera son savoir-faire afin d’accompagner la montée en compétence des militaires engagés dans les missions environnementales.

Pour la Gendarmerie nationale, la mise en œuvre de cette coopération relève du CESAN, chargé d’établir la stratégie de coopération. Sur le volet judiciaire, l’Office central de lutte contre les atteintes à l’environnement et à la santé publique (OCLAESP) demeure l’interlocuteur privilégié de la LPO dans les enquêtes les plus complexes, sensibles ou relevant de la criminalité organisée.

Une coopération renforcée au service de la biodiversité

Cette convention traduit la volonté commune de la LPO et de la Gendarmerie nationale de renforcer durablement leur coopération au service de la protection de la biodiversité. Elle vise à développer des actions conjointes de prévention et de sensibilisation, à mieux partager les connaissances et les expertises sur les atteintes à la faune sauvage, mais également à renforcer la formation des personnels engagés dans ces missions. Le partenariat prévoit aussi une coopération accrue dans l’échange d’informations utiles à la lutte contre la criminalité environnementale ainsi qu’un appui opérationnel renforcé sur le terrain, afin d’apporter une réponse plus coordonnée et plus efficace face aux menaces qui pèsent sur le vivant.

« À l’heure où le recul de la biodiversité s’accélère, protéger la faune sauvage impose de mieux prévenir, mieux enquêter et mieux coopérer. Cette convention traduit une volonté commune d’unir nos expertises pour renforcer concrètement la protection du vivant ».

Allain Bougrain Dubourg, président de la LPO

« Il incombe à la Gendarmerie nationale, première force de souveraineté du territoire, d’assurer la protection des populations qu’il abrite et, au-delà, dans la mesure de ses prérogatives, de veiller à la préservation de l’ensemble du vivant.

Elle exerce cette mission essentielle à travers l’ensemble de ses attributions opérationnelles de protection, de contrôle, de sécurité et d’enquête ».

Fabrice Bouillié, commandant le Commandement pour l’environnement et la santé (CESAN)