Une étude menée en Australie et parue dans la revue Biology Letters révèle que le phénomène d’inversion sexuelle, c’est-à-dire de différence entre l’apparence physique (phénotype) et la génétique (génotype), est bien plus courant chez les oiseaux sauvages que nous le pensions. Entretien avec Jérôme Fuchs, spécialiste des oiseaux au Muséum national d’Histoire naturelle.
L’inversion sexuelle chez un animal est un conflit entre le sexe génétique (déterminé par le caryotype) et le sexe morphologique (deux testicules ou un ovaire). Chez les oiseaux, les mâles sont homogamétiques, ce qui veut dire qu’ils possèdent deux chromosomes Z. Les femelles, quant à elles, sont hétérogamétiques ; elles possèdent donc deux chromosomes sexuels différents : un chromosome Z et un chromosome W. Le chromosome W est bien plus petit que le chromosome Z. Le sexe par défaut chez les oiseaux est sexe mâle….

