Le soleil décline derrière la montagne. C’est la fameuse heure bleue où la faune sauvage se montre enfin. Peu à peu, les brames réveillent la forêt. Bien camouflé dans un massif de genêts, j’attends la sortie des rois. C’est une biche avec son faon de l’année qui ouvre le bal. Discrètement, ils traversent la place de brame et rejoignent un petit groupe en contrebas. Un quatorze cors vigoureux entre en scène en chauffant son plus beau timbre. J’observe la scène et prends quelques clichés, mais je me sens troublé. Je ne bouge plus et cherche à comprendre. Chaque cri guttural est ponctué de regards insistants. J’aperçois un photographe debout à découvert, ainsi qu’un couple fort mal camouflé derrière un arbre.
Le brame attire les curieux et comment leur en vouloir ? Ces échos telluriques prennent aux tripes. Dans la pénombre, on se sent vivant, connecté avec quelque chose de plus grand. Mais encore faut-il avoir la notice. Durant cette période, les cerfs perdent jusqu’à 20% de leur poids. Les biches aussi sont fragiles et ne peuvent se reproduire que l’espace de 24 heures tous les 18 jours. Gardons tout cela en tête pour assister à ce rendez-vous naturaliste avec respect et discrétion. Et si vous vous interrogez sur le brame ou sur les relations entre les cerfs et les humains par exemple, sachez que je répondrai à toutes vos questions via un article interactif ouvert pendant une semaine sur le site de la Salamandre. J’ai hâte de vous lire ! Théo Tzélépoglou,, Rédacteur de la Revue Salamandre

