Bâtir un réseau cohérent d’aires protégées couvrant au moins 30 % du territoire français, dont 10 % en protection forte, telle est l’ambition à 2030 de la stratégie nationale aires protégées (SNAP).Pourtant, dès qu’un projet de création d’aire protégée est envisagé, des critiques émergent quasi systématiquement avec des vocables comme « mise sous cloche », « interdiction de toute activité économique », « mesures imposées sans concertation par des technocrates écolos », « politique qui ne rapporte rien » …Évidemment, une aire protégée a pour vocation première la préservation de la biodiversité et du paysage. Mais elle ne peut être réduite à cette seule vocation, tant les dimensions qu’elle comporte sont multiples et les bénéfices qu’elle apporte à nos territoires et nos sociétés, nombreux.Par exemple, alors que le nombre d’exploitations agricoles en France a chuté de 11 % entre 2016 et 2021, celui des exploitations ayant leur siège dans les parcs nationaux n’a diminué que de 1 %.Sans chercher à idéaliser les aires protégées, France Nature Environnement revient ainsi sur plusieurs idées reçues et contre-vérités trop souvent entendues à leur sujet pour montrer qu’une aire protégée est avant tout un projet collectif pour un territoire, mobilisant habitants et acteurs territoriaux autour des biens communs que sont la nature et les paysages.Les aires protégées contribuent à l’avenir de nos territoires et constituent un des outils pour répondre à l’appel de 2024 de la communauté scientifique mondiale à « affronter Ensemble Cinq Crises Mondiales Interconnectées en Matière de Biodiversité, d’Eau, d’Alimentation, de Santé et de Changement Climatique »….

