Des sites industriels rejetant des PFAS déversent leurs résidus d’eaux usées sur plusieurs milliers d’hectares, d’après une enquête de Disclose et France 3, que Reporterre copublie. Une nouvelle bombe sanitaire, dont l’État peine à prendre la mesure. Une enquête de Disclose en partenariat avec Reporterre.
Le cycle infernal de la pollution aux PFAS prend un nouveau tournant. Il ne s’agit plus des poêles antiadhésives, des textiles imperméabilisants ou des rejets de l’industrie chimique dans l’eau, mais d’une contamination qui frappe des milliers d’hectares de champs agricoles, partout en France. Le phénomène, resté confidentiel jusqu’à aujourd’hui, est d’une ampleur inédite.
Du Pas-de-Calais aux Alpes-Maritimes, en passant par la Mayenne et le Bas-Rhin, Disclose et France 3 Auvergne-Rhône-Alpes ont découvert que des sociétés épandent sur les terres agricoles des tonnes d’engrais souillés par ces molécules toxiques, dont certaines sont associées au développement de cancers, de troubles hormonaux et de croissance.
Voilà plusieurs mois que les pouvoirs publics sont en état d’alerte sur cette nouvelle source majeure d’exposition aux « polluants éternels ». À bas bruit, l’État demande aux industriels de multiplier les prélèvements là où il n’y en avait pas auparavant : les « boues d’épuration ». Méconnus, ces résidus solides issus des stations de traitement des eaux usées fournissent aux agriculteurs et agricultrices un engrais précieux… qui peut se révéler ultratoxique.
L’article complet de Reporterre
Photo : Des sociétés épandent sur les terres agricoles des tonnes d’engrais souillés par des molécules toxiques, dont certaines sont associées au développement de cancers, de troubles hormonaux et de croissance. – © Eric Delfosse (France 3) et Nicolas Leblanc

