Nous révélons aujourd’hui une affaire grave en Guyane mettant en cause un centre de soins et plusieurs zoos, dont le zoo de Beauval, autour de transferts de singes protégés.
Derrière un discours de “sauvetage”, c’est tout un système de captivité qui se dessine, au détriment direct de la faune sauvage.
Un zoo guyanais accusé d’alimenter l’industrie de la captivité par l’intermédiaire de son centre de soins Kourou, Guyane – Le zoo de Guyane reçoit, par l’intermédiaire de son centre de soins, des animaux de la faune sauvage, notamment des singes atèles (Ateles paniscus), appelés localement les Kwatas. Ce singe est classé Vulnérable par l’Union internationale pour la conservation de la nature. Il est protégé en Guyane et sur tout le territoire national, car menacé par la déforestation et le trafic qui alimente notamment les zoos.
financés par ces derniers.
Lorsqu’une espèce est accueillie, il est très facile de la qualifier de “non relâchable”. C’est ainsi que chaque année, des phoques, des vautours, des singes ou des tortues marines sont reçus dans des centres de soins affiliés à des zoos et confisqués à la nature, au regard de l’intérêt économique que représente l’espèce en question. Le pire étant que ceux qui déterminent que les animaux ne sont pas relâchables sont ceux qui bénéficient de leur exploitation.
Nous demandons l’interdiction de centres de soins gérés, financés ou influencés par des zoos.
La faune sauvage nécessite une prise en charge indépendante de tout intérêt commercial, sans pression et sans ambiguïté.
• Nous saisissons l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) afin de l’alerter sur ces pratiques.

