Reporterre. Finies les subventions : la grande galère des associations écologistes

Subventions coupées, baisse des dons, répression judiciaire… Plusieurs associations écologistes témoignent auprès de Reporterre des nombreuses difficultés financières auxquelles elles sont confrontées.
Ça ne tient plus. Greenpeace, Les Amis de la Terre, Alternatiba, France Nature Environnement… plusieurs associations écologistes sont financièrement au bord du gouffre. Face à la chute des subventions publiques – un milliard d’euros en moins dans le budget 2026 – et la baisse des dons privés, elles passent plus de temps à chercher des financements plutôt que de lancer des mobilisations. Ces structures font aussi face à une criminalisation croissante depuis la manifestation de Sainte-Soline en 2023. La multiplication des procès contre leurs militants leur est coûteuse en argent et en énergie.

L’année devrait être « record » s’agissant des plans de sauvegarde et des liquidations d’associations, selon le Mouvement associatif, qui regroupe 700 000 structures parmi lesquelles nombre d’associations écologistes. Cette « situation alarmante » a des conséquences très concrètes.

Dans un rapport publié en octobre 2025, quelques chiffres permettent de s’en rendre compte : en 2025, 30 % des associations employeuses ont déclaré avoir moins de trois mois de trésorerie et près de 1 association sur 4 a dû diminuer ses activités.

Une annonce, communiquée le 26 mars, a d’ailleurs fait l’effet d’un choc : l’association Greenpeace France prévoit de se séparer d’un quart de ses salariés (de 138 à 106 équivalents temps plein d’ici l’été). En cause notamment, dans un contexte déjà marqué par des tensions entre les employés et la direction : le ralentissement des dons privés, qui représentent l’unique source de financement de l’ONG..

L’article de Reporterre

Illustration : © Amélie Fontaine / Reporterre